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  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 22:22
 
Je ne suis pas d’accord sur certaines de ses idées, néanmoins la démarche intellectuelle de Claude RIBBE contient certaines rigueurs historiques qui doivent être mises en lumière. Et c’est avec plaisir que j’ai trouvé sur son site les deux textes suivants :
 
Claude
RIBBE
 
 

Claude-RIBBE.jpg 

http://www.claude-ribbe.com/

 
Navets : le chevalier de Saint-George(s) façon David Kodsi

En 2004 j’ai publié une biographie du chevalier de Saint-George et j’ai écrit un spectacle évoquant la vie de ce musicien qui, mis en scène par Bartabas à Versailles, a rassemblé 50 000 spectateurs en six représentations. Mon ouvrage était ensuite arrivé un peu par hasard au bureau de la fiction de France 2 qui s’était immédiatement fendu d’un courrier à en tête de la chaîne déclarant que la vie de Saint-George était certes intéressante mais que ce personnage n’était « pas assez emblématique pour que France 2 lui consacre un fiction de prestige ».
Aujourd’hui, France 2 s’efforce – avec des moyens de communication appropriés - de lancer une rumeur sur la prochaine mise en chantier d’une fiction de prestige consacrée au chevalier de Saint-Georges (avec un s, la chaîne ne sachant même pas comment s’écrit le nom du héros). C’est juste histoire de voir comment réagissent ces pauvres nègres.
Que s’est-il passé ? Le producteur David Kodsi (Kien Productions), est allé frapper à la porte de France 2 qu’on lui a ouverte toute grande en jugeant son projet - pourtant nul à pleurer - extrêmement original. Kodsi cherchait un «noir» acceptable pour jouer Saint-George. Surtout pas un acteur professionnel. Et surtout pas un acteur professionnel antillais. Les Guadeloupéens apprécieront. Ces gens là ne valent rien, ne savent pas jouer et ne feraient pas d’audience. En plus, ils ont un accent. Non, on a choisi Noah. Je ne m’intéresse ni au tennis ni à la chansonnette et on ne me consulte pas lorsqu’il s’agit de savoir quelle est la personnalité préférée des Français. Mais il paraît que ce monsieur – qui avait promis de quitter la France si Nicolas Sarkozy était élu – est populaire. Noah en Saint-George ? C’est plutôt comique. Jouera-t-il du violon ? Aucune importance. Sait-il jouer la comédie? On s’en fout : dans le rôle, il a juste a être noir. Pour ces gens, Saint-Georges (avec un s) est un «sportif » un peu bêta, un « séducteur » qui en a une grosse comme ça et court après les pétasses, un "métis" forcément mal dans sa peau parce qu’il est «métis» et que c’est dur de n’être pas complètement blanc. Noah fera l’affaire.
 

general-dumas-arrigoni.jpg

Tout semblait aller comme sur des roulettes. Un gros nanar bien baveux comme France 2 les aime, avec l’espoir que les nègres qui paient la redevance seraient contents de voir Noah à la télévision, ce qui serait, avouons-le, une grande première. On se partageait déjà le fromage entre copains : réalisation Henri Helman, coproduction Norbert Balit, scénario Adila Benned-Jaï-Zou. Seulement, mis à part le talent qui n’était visiblement pas au rendez-vous (mais quelle importance ?) on avait oublié un détail ...

 
Le volubile David Kodsi a commencé par me harceler au téléphone au début de l’année 2007 au motif qu’il avait découvert Saint-George en lisant mon livre (il n’est pas le seul). N’aimant pas ses manières de marchand d'aspirateurs, je l’ai immédiatement éconduit. Ensuite, il a pris des rendez-vous à France Télévision en prétendant que j’étais associé à son projet, ce qui était tout à fait faux. Et il a contacté ma maison d’édition (Perrin) pour faire l’acquisition des droits de mon livre. C’est là que le bât blesse. Il était bien obligé de s’appuyer sur cette biographie-là qui révéla la véritable histoire de Saint-George. Après six mois de négociations, lesdits droits n’ont toujours pas été acquis par Kien production et l’éditeur commence à s’énerver en lisant la presse. Autrement dit, France Télévision n’aurait pas hésité à signer avec une maison de production pour adapter un livre dont ladite maison n’avait pas les droits. Je ne sais pas comment ça s’appelle en droit civil, mais ça doit avoir un nom. Le directeur des programmes de France Télévision, sur le portable duquel j’avais laissé un message plutôt sec, m’a appelé hier après-midi, affolé. Pour ceux qui me connaissent, on pourra résumer la conversation en disant qu’elle fut animée. Mon interlocuteur n’est pas un foudre de guerre. Son audace est à la mesure des résultats d’audience qu’on peut facilement mesurer depuis qu’il occupe le poste. Il a dit que rien n’était encore fait, que la direction de la fiction de France 2 avait visionné un bout d’essai de Noah qu’ils avaient trouvé encourageant. Ce que je lui ai répondu n'a pas dû lui plaire puisqu'il m'a raccroché au nez. Pauvre Eric Stemmelen : Il n'y a que la vérité qui fâche. C'est normal qu'on soit nerveux quand on est sur un siège éjectable. Mais tout cela m’est bien égal, car je ne regarde pas France 2. Pour résumer ma pensée : je tiens à faire savoir que je me désolidarise totalement de ce navet annoncé qui, on l'espère, avortera, vu les circonstances. Que ceux qui ont envie de voir Saint-George à l’écran se rassurent : je travaille à un vrai film. Et pas pour la téloche.

*       *       *

 
Pétition adressée à
Bertrand Delanoë, maire de Paris sortant,
Candidat à la mairie de Paris le 9 mars 2008
 
 
Monsieur le maire,
 
dumas.jpg  
En 1838, l'écrivain Alexandre Dumas demandait qu'une statue de son père, Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas (1762-1806), héros de la Révolution, premier général français d'origine africaine, défenseur acharné des droits de l'Homme, né esclave dans l'île française de Saint-Domingue (aujourd'hui République d'Haïti) fût érigée à Paris. Ce qui fut fait pour le centenaire de la mort du général, suite à une campagne menée notamment par l’écrivain Anatole France.
 
En 1942, par racisme, la statue du général, qui se trouvait place des Trois-Dumas (aux côtés des statues de son fils et de son petit-fils), face au consulat d'Haïti, fut abattue par l'occupant et les collaborateurs.
Après la Libération, la place des Trois-Dumas fut rebaptisée place du général-Catroux, grand résistant et grand soldat, certes, mais aussi gouverneur général de l'Indochine française et ministre résident en Algérie française…
 
 
En 2002, l'écrivain Claude Ribbe, auteur d'Alexandre Dumas le dragon de la Reine et président-fondateur de l'association des amis du général Dumas, a engagé une campagne pour la réhabilitation du général Dumas et pour la remise en place de sa statue, dont le conseil de Paris a voté le principe à l'unanimité au mois de juin 2002.

Bouleversé par la lecture du livre de Claude Ribbe, qui relatait la vie du général Dumas et par l'ingratitude de la République francaise, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow avait ébauché un magnifique projet, présenté à votre collaboratrice, George Pau-Langevin, aujourd’hui députée de Paris, le 6 juin 2004.

Malgré les nombreuses relances de Claude Ribbe, vous avez laissé passer le bicentenaire de la mort du général Dumas, le 26 février 2006, sans faire remplacer la statue érigée par la ville de Paris à l'occasion du centenaire, en 1906…
 

Malgré les propos de Christophe Girard qui déclarait en 2002 qu’il fallait en remettant à sa place la statue du général « réparer une diversion de l’histoire », rien n’a été fait. Une commission aurait même trouvé le projet d’Ousmane Sow « médiocre », ce qui est d’autant plus inquiétant qu’il n’y a à Paris aucune statue de cet artiste que vous prétendez pourtant admirer et qui a suscité l'enthousiasme de 3 millions de Parisiens lors d'une exposition sur le Pont des Arts organisée en 1999. Même si, à l'époque, vous n'étiez pas maire de Paris, êtes-vous vraiment sûr que le goût de ces 3 millions d'hommes et de femmes ne vaille pas celui des membres des commissions chargées de vous donner des avis ? Au moment même où vous occultiez le bicentenaire d’un Français aussi emblématique que le général Dumas, auquel votre ville avait pourtant su rendre hommage en 1906, vous exprimiez publiquement votre soutien à Pascal Sevran qui approuvait le tourisme sexuel et exprimait son racisme de la manière la plus grossière et la plus honteuse. 
 
Nous vous demandons aujourd’hui de clarifier immédiatement votre position en retenant l'excellent projet présenté par Ousmane Sow, qui, non seulement a été le premier à s'intéresser au général Dumas, mais qui, mieux que tout artiste, est particulièrement sensible à ce que la remise en place de sa statue peut représenter pour la France, pour l’Afrique et pour sa diaspora. 
 
En ces temps où une certaine France exhibe volontiers sa négrophobie, il vous est facile de prendre de toute urgence les dispositions utiles pour que la statue du général Dumas par Ousmane Sow puisse être inauguré le 26 février 2008, jour anniversaire de la mort du général Dumas. Pour célébrer le 60e anniversaire de la déclaration universelle de Droits de l'Homme (1948-2008), une copie de cette statue du général, réalisée en Afrique par Ousmane Sow, sera ensuite offerte par l’association des amis du général Dumas à la République d'Haïti, accompagnée de livres de l'écrivain, son fils, destinés aux enfants déshérités des banlieues de Port-au-Prince.
 
Pour que l’on n’oublie pas notre histoire
et les grands hommes qui l’ont faite …
 
 

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