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  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:30

La France se réveille avec la gueule de bois, et certains de ses émigrés s'en rendent compte avec plus de clairvoyance que certains français.
Ce que nous dénonçons depuis plus d'une trentaine d'années, ce sont aujourd'hui, non pas "d'horribles fascistes" comme moi qui en font le constat, mais des émigrés eux-mêmes qui en ont pris conscience à la lueur de leur propres expériences.

Après « Le ventre de l'Atlantique » de Fatou DIOME, où celle-ci tirait la sonnette d'alarme en mettant en garde les candidats à l'immigration contre les mirages de l'Europe, à son tour, Omar BA nous livre son vécu pour faire comprendre à ceux qui veulent partir, que l'Europe n'est pas aussi grasse et riche qu'on le prétend, et que l'Afrique n'est pas si miséreuse et pauvre que cela.

Dans leurs romans-témoignages, tous deux chantent l'amour de leur pays et assument leurs « échecs » et déconvenues avec humour et simplicité. Les guillemets sont ici plus que nécessaires quand on voit leur parcours :
         Fatou DIOME             Omar BA

Si le livre de Fatou DIOME avait une musique, une tendresse que n'a pas celui d'Omar BA, celui-ci évoque plus durement les problèmes et les tragédies rencontrées par les émigrés, la culpabilité de certaines élites africaines. Ce n'est pas seulement un témoignage, mais des solutions et des espoirs qu'Omar BA nous livre ici. Sera-t-il écouté ?

« Je veux que ces amis entendent raison, qu'ils rêvent d'Afrique au lieu de fantasmer sur une Europe qui n'est pas comme ils l'imaginent. Je veux que mon expérience leur ouvre les yeux sur la vraie Europe, celle-là qui prend en otage, qui éloigne de l'Afrique et qui ne tient pas ses promesses d'une vie paradisiaque, et se rapproche plutôt de l'enfer. Je veux faire comprendre aux jeunes d'Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie car on y endure, comme partout ailleurs, des souffrances, des impasses, et des échecs récurrents. »

...

« Je préfère rester pragmatique. J'estime que ce n'est pas en dissertant sur les droits de l'homme qu'on arrêtera l'hémorragie qui vide l'Afrique de son sang.

...

... est-ce que, jamais, dans l'histoire contemporaine, les frontières d'un pays se sont ouvertes pour laisser passer tout le monde ? Non, évidemment. Tous les pays ont une politique d'immigration ou d'émigration, qu'ils l'avouent ou non. Sauf ceux d'Afrique noire et je le déplore... »

...

« Certains esprits se demanderont de quel droit je me permets de prodiguer des conseils aux Africains : parce que j'en suis un et que j'ai connu l'autre rive de la Méditerranée. Nul n'a plus le droit que moi d'agir de la sorte. Car je me suis aperçu qu'en Europe, c'est la croix et la bannière pour réussir, y compris pour une large frange d'autochtones. »
...
« ... les jeunes sont victimes d'une désinformation chronique qui les amènent à considérer l'Occident comme une terre qu'il faut absolument fouler pour réussir dans la vie.
... Il faut être irresponsable pour laisser courir ce discours, presque idéologique qui, au fond, ôte des vies à l'Afrique, la prive de bras valides et la vide de sa matière grise. J'accuse ce discours migratoire qui s'intensifie et qui assassine. » 


Omar BA
« Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus » Editions Max Milo

   


ci-dessus : touristes portant les premiers soins à des immigrants clandestins épuisés échoués sur la plage de Tejita, Tenerife, îles Canaries 2006 © Arturo Rodriguez

Si nous ne pouvons accepter l'immigration sauvage, il est par ailleurs intolérable de ne pas reconnaitre l'apport historique des tirailleurs Sénégalais ( qui rappelons-le est un terme générique regroupant diverses origines Africaines ) ainsi que les indochinois, harkis et autres combattants « étrangers ». Quand je parle de reconnaissance, je ne parle pas ici des blablas Chiraco-Sarkoziens - on en a rien à foutre et eux non plus d'ailleurs, de ce genre de reconnaissance ; leurs combats font partie de l'histoire de France : ce sont des faits !  - mais de les payer, et même de les indemniser avec effet rétroactif et excuses, de la même manière que sont pensionnés les soldats Français qui ont eu la chance d'en sortir après avoir combattu le même ennemi.

A ce propos, certains nationaux et nationalistes français devraient même êtres en première ligne pour cela, à côté de ceux qui ont aidé leurs propres grands-parents à se défendre contre « l'ennemi » lors de la première guerre civile Européenne de 14/18, et aient permis à ceux-ci de survivre et de procréer afin de pouvoir engendrer paradoxalement, au fil des générations, certains racistes qui composent leurs rangs.

 Mémorial de l'Armée d'Afrique à Fréjus

 

 « Passant, ils sont tombés fraternellement unis pour que tu restes Français »
Léopold Sédar Senghor

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