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  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:13
  
Les mômes de la guerre
n’ont rien connu d’autre que l’enfer.
Ils ne peuvent choisir d’autre idéal
que celui que leur a imposé leur imam.
 
Quand ils sont nés,
il était déjà trop tard
pour choisir leur destinée;
la couleur de leur soleil, plus tard.
 
Les mômes de la guerre
arrachés à leurs mères,
ont dans la main une Kalachnikov
et dans l’autre, un cocktail Molotov.
 
Les mômes de la guerre désemparés
n’ont plus le droit de pleurer.
Il leur faut avancer
pour ne pas être jugés.
 
Morts d’un coup de baïonnette dans le flanc
dans une tranchée en Iran,
ils remplacent les vieux cons
qui ne veulent pas payer l’addition.
 
Morts, déchiquetés par une grenade mal lancée,
au Chili un soir d’été,
ils remplacent ceux qui par lâcheté
ne veulent pas assumer leurs idées.
 
Car c’est moins dur pour les dirigeants
dans une réception de se gaver,
que d’entendre le cri d’un enfant mourant
dans la fureur d’une bataille de tranchée.
  
Les mômes de la guerre
pleurent de joie devant un jouet abîmé
que leur tend leur père
avec un sourire attristé.
 
En occident, il y a les mômes de la paix
qui regardent Dallas et Druker à la télé.
Ils croient que « tout le monde il est beau »
parce que leur papa content, regarde Collaro.
 
Les mômes de la paix
regardent Rambo à la télé,
et continuent de rêver béatement
à l’invincibilité de leurs parents.
 
Je pleure sur les mômes de la guerre
que le fanatisme et la peur rend solitaires.
Je pleure sur les enfants de la paix
que l’inconscience dans l’abondance va anesthésier.
 
Je ne veux pas apprendre à mon enfant,
que tout le monde il est bon
où que tout le monde il est méchant,
et que la démo-crassie est la seule solution.
 
Des hommes, je veux lui apprendre la force et la beauté,
mais aussi lui montrer leurs faiblesses et leurs lâchetés.
Je ne veux pas le voir s’enflammer
pour des marchands d’intérêts.
 
De la vie, je veux lui apprendre la nécessité du combat,
la foi d’un idéal, sans l’embrigader toutefois,
car je ne veux pas que le regard de sa mère
se pose un jour sur un môme de la guerre.
  

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commentaires

Freya 21/11/2007 20:45

Texte poignant de vérité qui vous prend aux tripes dès les premières rimes. Ne pas asséner de vérités à nos enfants, mais leur apprendre à réfléchir, à peser le pour et le contre en essayant de mesurer les conséquences de leur décision. Vaste tâche me direz-vous, mais l'enjeu n'en vaut-il pas le coup?Amicalement