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  • : AMERZONE
  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:50
 
- A ceux qui se reconnaîtront, parce qu’ils savent… -
 
 
3537. Quelque part sur la terre :
 
« Là, regardez ! »
 
Le petit groupe d’humains arrêta sa progression. Epuisés, ils virent à quelques centaines de mètres, au milieu de l’étendue désertique qui s’offrait à leurs yeux, un dôme que soutenait une grosse colonne de ferraille de cinq à six mètres de haut. Quand ils se furent rapprochés ils s’aperçurent que la colonne entrait dans la terre, ou plutôt, que celle-ci l’avait recouverte.
 
« Allez chercher le vieil homme » dit celui qui semblait être le chef de la troupe.
 
Deux enfants coururent vers la charrette bâchée qui fermait l’étrange convoi. Ils avaient le corps difforme. La mutation s’était produite à la génération d’après ce que les gens à présent ont appelé le grand soleil, une sorte de cataclysme dont on ne sait plus s’il était naturel ou d’origine scientifique, qui se produisit en 2715. Leur maladie avait d’abord commencé par une malformation des membres et du visage ; et maintenant, depuis quelques années, des taches étaient apparues, formant des croûtes. Ils réveillèrent celui qu’ils appelaient le vieil homme. Celui-ci retira le bandeau qui lui recouvrait les yeux comme beaucoup dans la troupe mettaient pour dormir, car ils n’étaient pas habitués à la constante lumière du jour. En effet, depuis les dix dernières années, il n’avait plus jamais fait nuit sur terre. Ils remontèrent tous trois le convoi, les enfants s’agrippant aux lambeaux de vêtements du vieil homme.
Une fois arrivés devant le chef, celui-ci sans un mot lui montra du doigt l’étrange construction.
Le vieil homme se frotta les yeux et poussa une exclamation :
 
« Le coffre, le coffre ! » cria-t-il plus qu’il ne le demanda.
 
On apporta une grosse malle en aluminium, poussiéreuse et sale. Il l’ouvrit et en retira un gros livre. Feuilletant fébrilement les pages, il s’arrêta devant une photo représentant un immense édifice. La pointe de la construction tout en fer, se terminait par le dôme qu’ils avaient devant les yeux. Sous la photo, une inscription : La tour Eiffel. H 300 m. Paris.
 
Ils s’arrêtèrent quelques heures pour se reposer. Autour du vieil homme, le groupe s’était rassemblé pour écouter les histoires d’avant le grand soleil. Les enfants s’étaient assis devant, immobiles. Sur leurs visages difformes aux taches brunâtres, seuls les yeux avaient conservé un semblant de vie. Le vieil homme parla.
 
« Mon père m’avait raconté une étrange histoire se passant quelques années avant le cataclysme. J’avais alors une dizaine d’années, mais elle me marqua profondément, car beaucoup en parlaient à l’époque. On disait que dans les années 80, des êtres exceptionnels s’étaient rencontrés. Oh pas dans le sens où ils étaient connus, importants sur les plans philosophiques ou scientifiques, non. Mais exceptionnels de par leur valeur, leur éthique. Ils avaient ce que peu de leurs contemporains avaient alors : ils portaient en eux la liberté. La liberté, ce dépassement de soit, l’élévation spirituelle au-dessus de cet univers matérialisme où s’abandonnaient les masses anesthésiées, engluées dans une vie insipide.
D’horizons socialement différents, ils avaient entre-eux un point commun de parenté, ou d’amitié. Dans leurs discussions, il y avait une telle osmose, qu’ils se comprenaient parfois à demi mots, d’un regard, d’un geste. Une telle « communion » entre ces êtres forçait l’admiration de leur entourage. Rien ne laissait supposer alors, aux regards des gens qui les entouraient, ce qui allait se passer.
Car ils disparurent tous, plus ou moins discrètement, suivant qu’ils avaient un travail, des occupations plus ou moins publiques. Il y eut en tout une vingtaine de disparitions le même jour. Quelques temps après, non loin du site de Stonehenge, les corps des disparus furent retrouvés. C’était le 22 juin 2090, le lendemain du solstice d’été. Pendant la nuit, une vive lumière aperçue quelques instants par les gens des villages proches avaient intrigué ceux-ci. C’est le lendemain qu’ils découvrirent les corps. Ils étaient tous morts, mais sur leurs visages se reflétait une expression de calme, de sérénité et de plénitude.
Je ne sais plus pourquoi, mais certains des anciens d’alors les ont appelés : les élus. »
 
Le vieil homme s’arrêta de parler, et à travers la poussière grise leva les yeux vers un soleil jamais recouvert par la nuit.
 
 
3537. Quelque part dans l’espace temps :
 
«  Cela fait paraît-il plus de mille années terrestres que nous sommes partis. Mais qu’importe ici le temps ! »
 
Ils étaient tous là ; Karin qui venait de parler se retourna vers le groupe. Il y avait Renaud, Sabine, Francis, Martine, et quelques autres ; tous de la même race. Les vingt de Stonehenge : les élus.
Oui, qu’importait le temps dans cette dimension. Ils attendaient que cela soit fini « en bas » pour y jeter à nouveau les bases d’une évolution plus saine. Ils se regardèrent, et se trouvèrent beaux. Beaux comme… des Dieux.
 * 
*       *       *       *       *
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:49

 

 
521 ans déjà. Comme le temps passe vite. J’ai quand même parfois l’impression d’être vieux quand la nostalgie me prend. Je suis né en 2096, quelques années après la troisième guerre mondiale. Neuf ans plus tard, en 2105 quand a éclaté la quatrième, c’est là que j’ai perdu mes membres arrières.
Oh c’est vrai, excusez-moi, je ne me suis pas présenté : je m’appelle NEXOS, et mon maître est le professeur CURVER. Il travaillait çà l’époque où je vous parle à l’ISTA : l’Institut des Sciences et Techniques Avancées. C’est lui qui m’a guéri. Au début, je me suis déplacé sur des roulettes, mais ce n’était pas pratique. Plus tard, la technologie aidant, il m’a installé sur coussins d’air. C’était une période plus calme. Pour moi comme pour l’humanité. Nous étions entrés, en 2115, dans une ère de bonheur et de prospérité. Je commençais quant à moi à me faire vieux déjà, et… bon mais c’est pas tout çà, mais à vue de museau il ne doit pas être loin de 9 cadrans. Excusez-moi, mais je commence à avoir des fourmis dans les pattes. Je vais faire le tour de la coupole avant de manger ; cela me dérouillera les pattes avant.
 
*          *          *
 
Ça fait du bien ! Ah vous êtes toujours là ? Eh oui, je suis un chien. Cela vous étonne ? Vous savez en télépathie, nous avons le même langage que les hommes. Et puis si cela ne vous plaît pas, il ne fallait pas rentrer en contact avec moi !
Mais non, je ne me vexe pas. Hein, vous voulez que je vous parle de la coupole ? Eh bien c’est une sorte de cloche de verre d’une soixantaine de mètres de diamètre environ, où nous sommes enfermés mon maître et moi. Devant, il y a deux plaques genre cuivre sur lesquelles il y a comme inscriptions :
  
 
et
 

 
 
Oh, excusez-moi, je traduis :
 
Homme scientifique du début du vingt-deuxième siècle, et chien : animal quadrupède de la même époque ( spécimen blessé ).
 
Et, … mais enfin, non d’un homme arrêtez de m’interrompre ! Oui, j’ai bien dit enfermés. Hé bien par les autres… les Xylons. Ah oui ! Où avais-je la tête ? Oui, avant ma promenade, je vous disais que vers 2115, il régnait sur terre la paix et la prospérité.
C’est alors qu’ils sont arrivés. Les humains n’ont rien pu faire, car à force de se déchirer entre eux au fil des siècles, ils en avaient oublié qu’il pouvait avoir dans l’univers une forme de vie plus évoluée et plus dangereuse. En l’occurrence les Xylons. Mon dieu qu’ils sont laids. Ils ont des têtes de chats. Mon maître pense qu’ils sont déjà venus sur terre à l’aube de l’humanité, et que c’est pour cela que les Egyptiens vénéraient cet animal. Pff ! Bref, ils ont dévasté la terre et réparti les survivants en différents points du globe, dans des sortes de villages comme celui-ci. Oui, des villages. Car il y a une vingtaine de coupoles comme la nôtre à l’intérieur desquelles vit un spécimen d’humain qui correspond à chaque siècle. Qui a parlé de zoo ? Bon, je continue ! c’est en voyant cela que mon maître a compris que les Xylons possédaient aussi la machine à remonter le temps. Toi-même imbécile !…
Oh, excusez-moi. Je n’en ai pas après vous, mais les coupoles sont en file sur deux rangées, et comme nous sommes les derniers des terriens, notre coupole fait face au premier, celle de l’homme de néandertal ; et celui-ci passe son temps à nous abreuver de grognements obscènes. Enfin, où en étais-je ? Ah oui. Eh bien à part cet espace réduit où nous évoluons, nous avons eu du mal les cinquante premières années à nous habituer à la pilule d’éternité. C’est une capsule que les Xylons nous donnent tous les jours : cela sert de repas, et permet aussi la conservation de nos cellules dans l’état où nous étions quand les Xylons nous ont capturés, il y a maintenant 507 ans.
La pilule nous aide à supporter aussi la solitude, ainsi que nos pulsions et nos envies primitives. Si vous voyez ce que je veux dire…
Question spectacles, certains jours nous avons la visite des Xylons, ainsi que de certains habitants de la galaxie invités par les envahisseurs. Nous les regardons défiler devant nous. C’est souvent drôle de voir leurs airs béats. Les plus originaux et les plus difformes sont ceux de pluton ; ceux d’Uranus ont aussi leur côté exotique. Quant aux saturniens… des snobinards !
 
Mon maître quant à lui, continue ses recherches avec le matériel que les Xylons lui ont laissé. Il a par ailleurs appris quelques langues étrangères ; c’est comme cela qu’il a entendu la rumeur qui circule dans la galaxie. Les visiteurs du village disent qu’il y a quelque part des « créatures » en tout point semblables à mon maître, un peuple reconstitué qui préparerait un retour sur terre. Pendant que mon maître regarde les étoiles en souriant, j’espère que le jour où les siens reviendront, ils amèneront avec eux, des chiennes.
Car c’est bien joli la pilule, mais sur terre en 2617, sous domination Xylon, c’est quand même pas une vie de chien…
 * 
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:48
 
Un jour, il se mit à pleuvoir sur terre des milliards et des milliards de petites boules qui recouvrirent la surface du globe. Les scientifiques qui se penchèrent sur la question, rendirent compte de leurs résultats. Ils avaient analysé les boules et s’aperçurent qu’il s’agissait d’une sorte d’engrais.
Leur inquiétude fit place à l’horreur, quand de ces graines, se mirent à pousser des plantes qui s’étendaient à une vitesse vertigineuse. Leurs racines avec une force incroyable, envahissaient les égouts, le métro, s’infiltrant dans les conduits d’aération, s’enfonçant au plus profond de la terre. A l’air libre, c’était la panique. Il n’y avait que deux jours que les graines étaient tombées, et déjà les plantes qui avaient poussé, avaient envahi les villes, s’infiltrant dans les immeubles, dans les rues, paralysant la circulation, causant des dégâts aux installations électriques, détruisant tout sur leur poussée.
L’air s’était raréfié et les gens périssaient d’heure en heure, par millions. Les plantes étaient aussi sorties de la mer, et la recouvraient comme un tapis de verdure. En quelques jours, toute vie animale et humaine avait disparu de la surface du globe. Quand les plantes cessèrent de pousser, elles avaient envahi la terre entière ; il n’y avait plus un seul endroit où l’on pouvait discerner un peu de terre, de béton ou d’eau.
La planète bleue était devenue verte.
 
*          *          *
 
« Aie ! »
 
Le petit garçon qui venait de crier lâcha le sac qu’il tenait, et le contenu de celui-ci se répandit sur le sol. Il porta la main à son oreille que pinçait son père.
 
« Nola, Nola… appela ce dernier. Je viens de surprendre le petit en train de s’amuser avec les satellites en suspension dans le bocal de l’univers. Il a déjà pourri la terre avec les graines de Bucrol dont je me sers pour faire pousser le gazon, et il s’apprêtait à en verser sur Uranus. Tu devrais mieux le surveiller, bon sang !… »
  * 
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:48

METROPOLICOM

 
METROPOLICOM. Le nom de la cité s’affichait sur son écran d’ordinateur en lettres argentées. François Garroufi reposa sa tasse de café et pianota la suite du programme sur son clavier translucide. La ville apparut à ses yeux, d’abord en vue aérienne, ensuite le quartier qu’il avait sélectionné, enfin le loft qu’il avait créé virtuellement depuis trois mois. Il était à présent à l’intérieur, et dans la peau même de son personnage : Patrick Vilore, 35 ans, célibataire, PDG de la Technicox. Il se sentait bien, fort. Fort de cette puissance conférée par le changement d’identité, sa nouvelle position sociale volée à la réalité quelques heures par jour. Il sortit du loft, monta dans sa Ferrari, une vieille voiture à roues, une merveille de collection du siècle passé qu’il avait achetée par snobisme, et démarra à vive allure en direction du centre commercial. Il se gara devant l’esplanade de celui-ci. En ce samedi, elle était envahie d’habitants. Il les connaissait tous, car ils les avait lui-même créés. Il se dirigeât en sifflotant vers l’agence bancaire.
 
L’intérieur de celle-ci était décoré de couleurs fluorescentes, jaunes oranges et vertes, réminiscences de siècles passés à la mode d’alors. Il se dirigea d’un pas assuré directement au carré VIP, où, pour la première fois, il fut étrangement accueilli par le sous-directeur. Celui-ci blêmit en le voyant.
 
« Oh, monsieur VILORE ! Nous ne vous attendions pas… Je veux dire… C’est que… enfin… il y a un petit problème sur votre compte et... »
 
Le sous directeur monsieur Carnoux était un homme assez grand, mince, bourré de tics. Son allure gauche lui donnait un air timoré. Il rappelait les fonctionnaires tels que les décrivait Courteline trois siècles auparavant.
Devant l’incohérence des explications de celui-ci, Patrick Vilore s’emporta, et demanda à voir le directeur. Celui-ci, un petit rondouillard, arriva à pas pressés, affable, condescendant. Néanmoins, il ne voulu rien entendre : il parlait de mauvais placements, de la conjoncture qui n’était pas favorable, bref, le compte de Patrick Vilore était à sec. De plus, le directeur commençait à le prendre de haut devant l’insistance de son client, menaçant de faire expulser celui-ci. Hors de lui, Patrick sortit de sa poche un pistolet laser dernier cri de marque SMITH & Koch et fit feu sur le banquier. Il vit le front du petit homme virer au rouge, et celui-ci disparaître, éclatant en milliers de morceaux, telle une mosaïque de couleurs.
Patrick restait debout, stupéfait de ce qu’il venait de faire. Déjà, les vigiles accouraient sur les lieux du drame. Il arriva à s’enfuir, reprit sa Ferrari et retourna au loft, à tombeau ouvert.
 
Il referma la porte derrière lui ; il lui fallait à présent retourner dans la réalité. Il appuya sur la touche power de son clavier et vit disparaître la ville virtuelle, le loft où il avait ses habitudes depuis les trois derniers mois, arracha le masque et les électrodes de son visage. La sueur lui perlait sur le visage et dans le dos. Il retrouva son petit appartement, se servit un verre de gin, l’avala d’un trait, quand il entendit frapper à la porte. Il ouvrit. Devant lui, en uniformes bleu ciel et rose fluo, se tenaient les hommes de la police Billgatienne de surveillance informatique.
 
« Monsieur François Garroufi, vous êtes à présent en état d’arrestation pour le meurtre de Monsieur Gérard TAPIéS directeur du crédit toulonnais dans le monde virtuel, et de par là, directement impliqué dans la mort de Sylvio GARCIN qui avait cette identité dans notre réalité. »
 
Les nouveaux BIR ( Bracelets d’Identification et de Repérage ) lui furent passés autour des poignets. Ils étaient d’une nouvelle fabrication, très doux, ce qui avait valu à son inventeur, Klopolk SARKOZY un prix humanitaire de la célèbre association des victimes d’erreurs judiciaires. En effet, celui-ci s’était lancé dans la recherche du bien-être de ses concitoyens et avait créé la fondation SARK-SQUA-PEN pour faire oublier les erreurs d’un de ses ancêtres qui s’était mal conduit au début du siècle précédent.
 
*   *   *
 
L’affaire avait été retransmise sur les chaînes câblées des huit continents par satellite ( Depuis la catastrophe écologique de 2063, la dérive des continents s’étant accentuée, certains s’étaient séparés. En trois parties pour le continent américain - Nord, Sud et Amersud -, et en deux parties pour l’Asie - Asie céleste et Asie du soleil vert - ). C’était en effet la première fois qu’il y avait un meurtre par le biais du virtuel.
Toutes les places avaient été réservées, et certaines vendues au marché noir, jusqu’à cent Kersans. La salle d’audience était comble. Elle était composée d’environ 300 sièges flottants, disposés en demi-cercle un peu comme un amphithéâtre, au centre duquel se tenait l’accusé. En face, comme autrefois, 12 jurés étaient disposés en ligne sur une sorte de plate-forme composée d’un seul et long bloc, siège et pupitre, flottant aussi un peu plus haut que l’assemblée. Derrière et au-dessus d’eux, le seul siège fixe de la salle, symbole de la stabilité du pouvoir suprême, était réservé au juge. Seul l’accusé se tenait debout. Deux assesseurs allaient et virevoltaient de place en place dans la foule, à l’aide de propulseurs à air comprimé, afin d’amener le micro à celui qui, dans l’assistance, désirait faire des commentaires ou poser une question. Le juge prit la parole :
 
« Le Jourdi 30 Maïs de l’ère 2107 à 3 cadrans, madame Danielle GARCIN se tenait à côté de son mari Sylvio, celui-ci étant devant son ordinateur, se livrant à son occupation favorite, le Visiocon. Depuis 15 jours, celui-ci avait pris par abonnement et de façon anonyme, l’identité de monsieur Gérard TAPIéS, directeur du crédit toulonnais, immeuble sis dans le monde virtuel créé par l’accusé monsieur François Garroufi. Madame GARCIN vit tout à coup son mari s’agiter violemment, et après avoir entendu des bruits bizarres provenant de son casque, vit son époux se désintégrer complètement, laissant sur le fauteuil une flaque verte. »
 
Dans l’assistance, la veuve de GARCIN, une femme grande et sèche aux cheveux frisés, longue comme un jour sans pain, se mit à glapir. Son fauteuil fut pris de soubresauts, manquant de la faire chavirer. Un murmure parcourut l’assistance, que le juge ramena vite au calme.
 
« Qu’avez vous à déclarer monsieur Garroufi ? »
 
« Hé bien, j’ai créé METROPOLICOM il y a de cela maintenant quatre mois, et le mois dernier, j’y descendis afin de récupérer des fonds à la banque. »
 
Le juge l’interrompit :
 
« Oui, Maître ? »
 
L’avocat du prévenu approcha son fauteuil. C’était Maître Christian RAVIZ, un avocat très connu des téléspectateurs.
 
« Oui, il faut peut-être préciser à nos auditeurs le but de cette nouvelle dimension dans la technologie du virtuel. En effet, vu la conjoncture économique actuelle, la loi autorise tous les citoyens à gagner de l’argent en travaillant parallèlement dans le monde virtuel. Cela encourage la créativité et évite les blocages subis dans notre monde par certains de nos concitoyens : harcèlement moral, racisme anti-vieux, anti-jeune, discrimination raciale, jalousies hiérarchiques, etc… Tout cela étant contourné par le virtuel qui ouvre un champ d’expérimentation et de création énorme, et encourage l’esprit d’initiative.
Mon client, monsieur Garroufi, a créé il y a quelques moisMETROPOLICOM, et ainsi s’est trouvé à la tête d’un capital non négligeable dont il comptait en retirer une partie pour la rapatrier dans notre monde. En effet, les gains accumulés dans le virtuel sont répartis comme suit : la moitié pour le créateur, le quart pour l’Etat, et le quart restant à réinvestir dans le monde virtuel pour faire vivre celui-ci à son terme, le créateur ayant une obligation de responsabilité de vie envers sa création. »
 
« Merci de cette mise au point maître. Accusé ? ! »
 
« Voilà monsieur le juge. Je me suis rendu à la banque afin de retirer de l’argent… j’avais une provision de 2 millions de kersans… et le directeur m’annonce que mon compte est à sec ».
 
Un petit homme approcha son siège. C’était l’avocat de madame GARCIN.
 
« C’est pourquoi vous l’avez assassiné ! »
 
« Maître CONOMAGLIO, votre tour viendra. » s’interposa le juge.
 
« Mais je ne voulais pas le tuer, ce n’était pas prémédité. Je n’avais pas l’arme sur moi quand je suis entré dans la banque. Je l’ai créée virtuellement au moment où Gérard TAPIES le banquier, s’énervait après Patrick VILORE. Je l’ai créée dans un moment d’énervement. »
 
Les débats qui suivirent portèrent plus sur les nouvelles implications en regard de la loi, de ce nouveau concept virtuo-réél, que sur le geste de François GAROUFFI. En effet, la police Billgatienne de surveillance informatique avait conclu après enquête, que Sylvio GARCIN connaissant le concept virtuel créé par François GAROUFFI et voulant nuire à celui-ci, pour des raisons personnelles et encore obscures, avait délibérément pris l’identité du banquier, et détourné tous les fonds de Patrick VILORE ; ce qui auprès du public, avait créé un regain de sympathie envers celui-ci.
 
Après trois mois de débats parfois houleux et une menace de guerre entre deux des huit continents, les jurés rendirent leur verdict :
 
« L’accusé, monsieur François GAROUFFI est reconnu coupable de la mort de Sylvio GARCIN, conséquence du meurtre de Gérard TAPIES. Mais l’intention de nuire évidente de Sylvio GARCIN, la non-préméditation de l’accusé, le flou juridique entourant les nouvelles technologies et les conséquences que celles-ci entraînent sur la réalité sont telles, que monsieur François GAROUFFI bénéficie de circonstances atténuantes et par conséquence acquitté. De plus, le Crédit Toulonnais est condamné à verser à monsieur GAROUFFI la somme de 4 millions de Kersans en préjudice du dommage causé. Ceci étant jugé conforme en ce Merdi 42 Brout de l’ère 2107. »
 
Le présentateur d’une chaîne télévisée se précipita vers François GAROUFFI.
 
« Qu’allez vous faire avec cette fortune, monsieur GAROUFFI ? »
 
« Non ! VILORE, s’il vous plaît. Eh bien, je vais créer une forêt afin de disposer de bois, comme autrefois, ce qui permettra de fabriquer des livres. »
 
Quelqu’un dans l’assistance s’écria :
« Des livres dans notre monde informatisé ? Ce type est fou ! »
 * 
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 01:27
Déjà, l’année dernière, Monsieur Marcel MAGNON, Conseiller Municipal ( PC ) ( ben oui, c’est un coco, mais quand c’est bien faut l’dire ma p’tite dame ) de Montélimar s’était révolté sur un forum au sujet de l’opération pièces jaunes dans le post suivant :
 
 
17 mars 2006
Sans commentaires ....
 
Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes.
200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000 euro)
J’ai interrogé M. le Maire ( UMP ) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l’affrètement du TGV spécial,du détournement de plusieurs trains sur l’Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc, la ville a déboursé 80000 euro( pris sur nos impôts locaux, bien sûr ).
Mais, plus choquant encore,les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région,pour« la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l’association « Opération Pièces Jaunes ».
Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes !
Ce mercredi 8 mars 2006
 
Marcel MAGNON, Conseiller Municipal de Montélimar
 
Et il en est de même partout où passe l’association. Car selon l’extrait d’un article de L'Express du 27/04/2006 intitulé : « Bernadette Chirac Les zones grises des pièces jaunes » par Elodie Sentenac, François Vignal :
 
« L'augmentation des dépenses de la fondation est surprenante, car la récolte des précieuses pièces, elle, diminue. D'un côté, les «coûts d'appel à la générosité du public» augmentent de 216 000 euros entre 2001 et 2004, pour atteindre à cette date 2 126 000 euros. Sur la même période, les frais de fonctionnement (incluant notamment les salaires des permanents) gonflent, eux, de 76 000 à 1 420 000 euros. La création de la Maison de Solenn expliquerait cette inflation. L'ensemble de ces dépenses représente ainsi 36,3% des ressources de la fondation. De l'autre, les tirelires sont devenues plus légères: après la récolte exceptionnelle de 2002 (15 millions d'euros) due à l'abandon du franc, la fondation recueillit 7,5 millions d'euros en 2003, 6 millions en 2004 et 5,2 millions en 2005… »
 
Dire qu’elle remet cela cette année : se servir des mômes des écoles pour faire de la pub à la « première dame de France » et de son escroc de mari, avec la complicité d’un David Douillet dont la seule chose qu’il aie fait de « positif » a été de gagner une médaille aux jeux olympiques. Ce dernier sera apparemment bientôt amnistié pour avoir été mis en examen en mai 2000 pour complicité et recel de banqueroute par détournement d’actif de l’agence de voyages Travelstore ( comme l’a été il y a quelques temps pour d’autres affaires Guy DRUT, un autre copain / coquin des CHIRAC ).
 
Certains reconnaissent que l’action en question n’est pas rentable, mais que les frais occasionnés par ces manifestations sont réglés par les entreprises partenaires de l'opération, à savoir pour l’année dernière :
 
La Banque de France * Bayard Jeunesse * Carrefour * La Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française * Gaz de France * La Poste * Le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche * Orange de France Télécom * Groupe France Télécom * Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France * Fondation France Télécom * RTL * La SNCF * TF1.
 
Et alors, en quoi cela change que ce soit les dites entreprises qui règlent ces frais ? Sans compter la pub que ça leur fait, elles les font passer dans leurs déductions d’impôts, et leurs frais de gestion de personnel. Il n’y a pas de quoi se relever la nuit !
 
Comme le souligne aussi Hoaxbuster.com au sujet du message de Marcel MAGNON :
 
« … Enfin, concernant la partie du message consacrée au "coût du personnel des services techniques de la ville et de la police municipale", la solution la plus économique serait sans aucun doute de n'organiser aucune manifestion d'aucune sorte (et surtout pas dans l'humanitaire, ça coûte trop cher et ça rapporte rien !). Mais il est peu probable que M. Magnon ne s'engage dans cette voie un peu glissante... »
 
Et alors, si c’est cela faire de l’humanitaire, c’est que l’on ne parle pas de la même chose. Le coût du personnel des services techniques de la ville et de la police municipale ne sont-ils pas payés par les impôts des contribuables et justement, le personnel en question ne serait-il pas mieux occupé au service de la population que de servir de lèches bottes aux bouffeurs de légumes élyséens ?
 
Et précisément, les dépenses en question ne seraient-elles justement pas mieux distribuées aux enfants des hôpitaux - plus discrètement il est vrai - que pour des coups de pub politiques de ce genre ?
 
D’autant plus que Hoaxbuster.com reconnaît par ailleurs que :
 
« En 2004, la Fondation de Bernadette Chirac a affecté plus de 39% des recettes à des postes annexes. C'est trop, beaucoup trop ( sur 100 euros, 39 ne vont pas aux enfants, soit 14 points de plus que les Restos du Coeur). Il est donc tout à fait légitime de rester perplexe quant à la balance recettes - dépenses de l'association, et nul doute qu'un contrôle de gestion rigoureux permettrait certainement de rentrer dans des normes un peu plus acceptables... »
 
Aucune excuse Bernadette : si au moins tu en dépensais chez le coiffeur !
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 20:03
Ça y est, c’est fini. Augustin Legrand, responsable de l’association les Enfants de Don Quichotte a décidé de lever le camp. Les pouvoirs publics leur ont fait croire monts et merveilles alors pour eux, c’est pain béni. Bon, c’est vrai, c’est pas l’tout mais il a du boulot qui l’attend le bonhomme … en Afrique du sud !
 
Lui qui affirmait il y a quelques temps être dans un village fortifié et qu’ils étaient invincibles sur le campement, désire à présent décamper devant les promesses gouvernementales … au grand dam de certains sans-abri entraînés dans ce combat. Il a fini de faire sa pub : n’est pas Coluche qui veut !
 
Sont forts quand même au gouvernement : ils connaissent bien les « franchouillards », et il leur suffit de faire des promesses qui ne tiendront pas par la suite pour que ceux-ci arrêtent le combat ( regardez les routiers, ils manifestent touts les deux ans – c’est le temps qu’il leur faut pour réagir qu’ils se sont fait avoir – ).
*
 
Cela fait plus de 50 ans que l’abbé Pierre dénonce le problème des sans-abri, et plus de 20 ans après avoir fondé les "restos du cœur", les repas fournis par l’association créée par Coluche n’ont pas arrêté de croître.
*
 
Si les politiques se souciaient du bien-être des français, ça se saurait !
 
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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 21:47

Depuis longtemps, les télévangélistes américains se mettent à s’excuser, à pleurer et à se faire pardonner ( et ça marche ) quand ils ont péché … En fait, quand ils étaient entrain de bai ( pardon, il y a des enfants ) … de rendre hommage physiquement aux personnes ayant parfois le même sexe qu’eux ils s’en foutaient royalement ! Ils ne s’excusent que quand ils se sont fait prendre la main dans … hummm ... le sac si je puis dire.

Hé bien la même chose vient d’arriver à l'archevêque de Varsovie. Non pas sur le plan sexuel, mais Monseigneur Stanislaw Wielgus avait avoué avant son intronisation, avoir « coopéré » avec le régime communiste. Si la chose n’avait pas été révélée par un journal polonais, et tout d’abord niée par ledit Monseigneur ( en plus c’est un gros menteur ) hé bien il y aurait à présent un ancien collabo communiste aux plus hautes instances de l’église polonaise.

Comme quoi, contrairement aux « voies du seigneur », celles de la police secrète ne sont pas impénétrables …

  

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 17:11

Le « résident » de la république a attendu de voir le film « indigènes » pour se rendre compte du problème des combattants étrangers au sein de notre armée. Enfin, tout au moins pour ce qui est des nord-africains. J’espère qu’il aura compris que cela concerne aussi les Sénégalais, Indochinois et autres, à moins qu’il ne faille de films spécifiques pour leurs cas.
 
S’il suffit d’un film, à part un reportage sur les Taïnos - seul sujet qu’il maîtrise apparemment - alors je lui conseillerais les films suivants :
e

HIVER 54
Pour les sans-abri.
JONATHAN LIVINGSTONE LE GOELAND
Pour la liberté et l’élévation de soi.
PAUL DANS SA VIE
Un exemple d’humilité et de lucidité de la vie.

e
En espérant qu’il ne se représente pas, lui qui est A BOUT DE SOUFFLE, il restera peut-être alors SEUL AU MONDE ; mais ce qu’en retiendra l’histoire … AUTANT EN EMPORTE LE VENT.
 
Pour ce qui est seulement des titres :
e

LE SIXIEME SENS

Celui qu’il aurait du avoir lors de la dissolution

LE FANFARON

L' IMPOSTEUR

MANIPULATIONS

LE RAPACE

LE CORNIAUD

INFERNALEAFFAIRS

Ce qui le caractérise ainsi que son mandat
LES TONTONS FLINGUEURS
LES DISSIMULATEURS
ENTRE CHIENS ET LOUPS
NID DE GUEPES
GANG DE REQUINS
PETITS MEURTRES ENTRE AMIS
REGARDE LES HOMMES
TOMBER
L' EMPIRE DES LOUPS
LES OPPORTUNISTES
Ses "amis"
IZNOGOUD
FRANKENSTEIN JUNIOR
MON VOISIN LE TUEUR
LE BOULET
L'INCRUSTE
LE PETIT SOLDAT
Son remplaçant ?
 
ça fait froid dans le dos ...
LA GRANDE ILLUSION
Celle des français il y a quelques années
HYPNOSE
Ce que les français ont dû subir pendant des années
DELIVRANCE
C’est pour bientôt …
LE DINER DE CONS
Quand il était à la mairie de Paris, avec 4000 francs de frais de bouche par jour, et en vacances en tant que président avec 22 000 francs par nuit d’hôtel, j’ai la désagréable impression que ce sont les français qui étaient invités dans le rôle des cons ...
En tout cas, c’est nous qui avons payé l’addition !
TAIS TOI
Ce dont maintenant rêvent les français ?
Y A T-IL UN FLIC POUR SAUVER LE PRESIDENT
Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de juge pour le juger.
DIEU CREA LA FEMME
Les socialistes aussi …
UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS
… mais je ne pense pas que cela sera le cas.
 

Personnellement, mon inquiétude me viendrait du titre d’un livre

d’ Alain SORAL : Jusqu’où va-t-on descendre ?

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 23:28
 
Sur le blog d’un pamphlétaire, Loïc Decrauze, celui-ci notait ( pour l’année 1991 ) :
 
“La semaine dernière, émission sur les mouvements d'extrême droite, avec en vedette le Front national et les Skinheads. Leurs représentants se montrèrent si brillantissimes, au contraire d'un minable socialiste et de piètres gauchards, que l'émission du journaliste Bilalian a été purement et simplement supprimée. Philippe Marchand, notre bien-aimé ministre de l'intérieur, aurait inculpé les extrémistes présents.”
 
C’est au cours de cette émission que Batskin déclarait qu’il était content que la France aie gagné la Coupe Davis, grâce à Noah car celui-ci n’avait pas joué.
 
A présent, le P.S.G. risque enfin de pouvoir regagner car selon l’entraîneur du club, Yannick Noah va travailler avec eux.
Bon, ben tant mieux pour eux hein ! Mais pour que l’on continue à dire que c’est une équipe française, il ne faut surtout pas qu’il joue. Car au tennis à chaque fois qu’il jouait, il n’était jamais Français : quand il perdait c’est qu’il avait mal au genou, et quand il gagnait, il était camerounais.
 
Au moins, le temps qu’il passera à les entraîner, il ne le passera pas à chanter. C’est déjà ça !
 
 
 
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 03:05

L’ancien « dictateur » Irakien Saddam Hussein ( ami de trente ans à l’époque des principaux dirigeants européens ) a été pendu.

Tous les pays de l’Union Européenne après s’êtres lavés les mains en ne participant pas au procès de Saddam Hussein se mettent à présent à jouer les vierges outragées une fois qu’il est mort.
En réaffirmant leur opposition de principe à la peine capitale, qui proclame dans son article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l' Union Européenne que : «Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté», le concert des faux-culs des principaux pays européens jouant les Ponce PILATE était écœurant et méprisable de lâcheté... comme s’ils s’attendaient à un autre verdict !
 
Par ailleurs, toutes les autres procédures engagées contre le dictateur s'éteignent avec sa mort, notamment les poursuites pour génocide contre les populations kurdes. Bon, c’est pas grave hein ! Les kurdes n’ont pas non plus été poursuivis pour avoir participé au génocide Arménien alors …
 
Quoiqu’il en soit, les américains ont transporté de la dépouille de Saddam Hussein dans un hélicoptère américain de Bagdad à Tikrit. S’ils se mettent à faire le Service Après Vente maintenant, on aura tout vu !
 
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 02:08
Déjà, le 21 décembre 2005, dénonçant la situation de précarité des plus démunis, Médecins du Monde décidait de distribuer des tentes aux SDF dans Paris :
>Par devoir de protection
>Pour rendre visibles celles et ceux que l’on ne veut plus voir
>Pour sortir des solutions d’urgence qui n’en sont pas
 
Augustin LEGRAND de l’Association des Enfants de Don Quichotte a demandé aux bien logés de venir coucher sous la tente, par solidarité aux sans-abri. Ce qui permettra à quelques bobos de dormir une ou deux nuits à la bonne étoile, afin de pouvoir raconter leur « aventure » pendant leurs repas dans la « bonne société ». Cela aurait été mieux encore d’inviter les sans logis chez eux afin qu’ils aient un logement décent. Mais ils auraient peut-être eu peur qu’ils ne repartent pas …
Augustin LEGRAND qui reconnaissait par ailleurs dans l’émission de canal plus ( le grand journal ) que le seul combat qu’il aie fait dans sa vie, c’était de se battre contre Le PEN au second tour ( bonjour la référence et bravo pour le résultat ). C’est quand même le mec qu’il a fait élire, CHIRAC, qui est aussi responsable de cette situation. C’est bien la moindre des choses de les aider, car en ayant cautionné le système, il est aussi complice de cette situation.
Celui-ci, Augustin LEGRAND, se présentait comme comédien. Comme je ne pensais pas l’avoir déjà vu, et après une recherche sur Internet sa fiche cinéma relatait qu’il avait joué dans quelques films depuis dix ans, notamment dans « TRAVAIL D'ARABE ». Il ne devait alors avoir qu’un travail de figurant, car il n’apparaît pas dans les rôles principaux. Bon, le fait qu’il ait joué en 2003 dans le film en question, réalisé par Christian PHILIBERT et que le film soit diffusé par ARTE le 06 décembre 2006 et rediffusé le 15 décembre n’avait rien à voir avec sa démarche où alors c’était d’une coïncidence incroyable.
 
Par ailleurs, LCI.fr relatait il y a quelques jours, les déclarations d’un « autre » comédien Jean ROCHEFORT qui a «  rappelé être "un citoyen ordinaire" et avoir "honte de cette situation". "Avant de ranger mes affaires, j'aimerais voir cette situation réglée", a-t-il ajouté dans une allusion à son âge (76 ans). »
En effet, cela fait qu’il n’avait que 24 ans quand l’Abbé PIERRE en 1954 a lancé son appel aux démunis, et à tous ceux qui crevaient de faim et de froid dans les rues. Soit 52 ans à réfléchir au problème, et se donner bonne conscience avant de mourir. Si Augustin LEGRAND ( comme je le pense quand même - allez je ne suis pas chien - ) l’a fait pour des raisons charitables, il n’aura donc pas eu à attendre les dernières années de sa vie pour faire une bonne action. L’avenir nous le dira !
 
Quoiqu’il en soit, quels qu’ils soient, eux, et quels que soient ceux qui les défendent, n’oubliez pas qu’il y a en bas de chez vous des gens qui crèvent de faim et de froid en début de ce que l’on nomme communément le troisième millénaire, dans un des premiers pays les plus riches au monde.
 
*          *          *
 
 
Pour ce qui est des vœux du « résident » de la république le soir du 31 décembre 2006, j’ai zappé. Je préférais voir sur une autre chaîne un navet, que la courge qui monopolise les chaînes principales à la même heure et à la même période depuis des années… même pour la dernière fois !
 
 
*          *          *
 
 
Bonne année à toutes et à tous …
 
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 16:52

( Originale )

Chanson pour l'Auvergnat
Georges Brassens

( Retouchée )

"Chanson pour le Corrézien"
Gilles Pilard
 
Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
 
 
Elle est à toi cette chanson,
Toi le grand con qui sans façons
De mon pays bafoues les lois
Sous l’allure d’un chef d’état.
Toi qui m’ bouffais mes impôts quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
T’avaient élu par lâcheté ;
Ce n'était rien que des légumes
Mais pour trois mille balles par jour
Les contribuables y ont laissé des plumes
Alors que toi tu courres toujours.

Toi le grand con quand tu crèveras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te jettes alors dans la Seine
Oh ! pitre éternel.

Elle est à toi cette chanson
Toi l' politique qui sans façon
As volé au peuple quatre bouts de pain
Quand les pauvres crevaient de faim.
Toi qui piochais dans ma paye quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à te voir voyager.
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il manquait aux pauvres alors
Et il fallu qu’un artiste encore
Crée les restos du cœur, enfin.

Toi l'politique quand tu crèveras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers rues
Oh ! ver éternel.

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon 
A cru qu’en France tout est acquis
Déçu quand les gendarmes t'ont pris.
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens non menottés
Riaient de te voir « charterisé ».
Ce n'était rien qu'un petit airbus
Mais pour les passagers dommage,
Toi tu n’étais qu’un petit plus 
A la manièr' d'un surplus d’bagage

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand la misère t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel 
A ton pitre éternel.
 

 

 

( Originale )

La mauvaise réputation
Paroles: Georges Brassens
Musique : Georges Brassens

( Retouchée )

La mauvaise réputation
Paroles : Gilles Pilard
Musique: Georges Brassens
e
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

e
Dans ma vie sociale, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi !
Je ne fais pourtant de tort à personne
En évoquant parfois Evita PERON.
Mais les « démocrates » n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Non les « démocrates » n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Beaucoup de monde médit de moi,
Car je suis facho, ça va de soi.
 
Tous les 20 novembre tiens,
De José Antonio je me souviens.
Créateur de la phalange c’ui là,
Son souvenir ne me quitte pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En écoutant le clairon qui résonne.
Mais les bourgeois n'aiment pas que
L'on écoute d’autres chants qu'eux.
Non les bourgeois n'aiment pas que
L'on écoute d’autres chants qu'eux.
Tout le monde n’aime pas tendre le bras
Surtout les cocos, ça va de soi.

Quand j’parle de VALOIS ou de KEMAL,
Je vois des visages qui s’enflamment ;
Et quand j’écris contre le gouvernement,
Dans c’pays de merde comment faire autrement ?
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En gueulant contre le mangeur de pommes.
Mais les capitalistes n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Mais les communistes n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Tout les démagos se ruent sur moi,
Mais pas comme leurs femmes, ça va de soi.
a
Pas besoin d'être Mussolini,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis ;
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins comme la marche sur Rome.
Mais les libéraux n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Non les libéraux n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf mes camarades, bien entendu.


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