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  • : AMERZONE
  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:11
Déjà la pluie est tombée,
jouant avec le vent;
créant un nouveau temps,
complices.
Prémices
d’un automne,
qui s’étonne
du départ de l’été.
 
Tombée de crachin
sur soleil levant -
luisant -
dans cette belle
et froide clarté
du début de journée,
annonçant la saison nouvelle
en ce petit matin.
 
Odeurs -
de la pierre,
des arbres.
Couleur
de l’annonce amère
en mon âme,
d’un nouveau matin
sans toi ... chagrin.
 
Grisaille du petit jour
où depuis -
longtemps -
s’est enfui
douce enfant,
ce qui s’était un temps
paré de nos jeux d’amants;
et que nous appelions l’amour.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:11
  
Hé, Stèph, pars pas encore
hé, Stèph, rappelle-toi ...
 
Les études les filles et le foot
tu étais un dieu pour nous tous
mais quand tu as touché à la came
tu es redescendu en flammes.
 
Et ton image s’est effacée
à travers les nuages de fumée
que tu rejetais vers le ciel
en quête de rêves artificiels.
 
Aujourd’hui j’ai vu ton dealer
qui faisait une gueule d’enfer.
Il a perdu tout bêtement
hier soir, deux de ses clients.
 
Le premier est mort d’une overdose
il n’aura plus de problème de santé.
Mais l’autre a rejoint un centre spécialisé, tu sais;
j’aurais aimé te voir faire la même chose.
 
Mais je n’ai pas à te juger,
et ce n’est pas de ta famille, de tes amis,
que je vais te parler,
car c’est de toi seul qu’il s’agit.
 
Tu veux te battre contre le système, le rejeter ?
Mais elle en a rien à foutre la société,
que tu restes dans un coin
à crever comme un chien.
 
 Ne rêve pas Stèph; la société,
qu’elle soit où non pourrie,
tu en fais aussi partie;
alors commence par t’élever.
 
Car si tu veux la changer,
si tu veux l’humaniser,
commence par te réveiller et te secouer,
ne te réfugie pas dans la facilité.
 
C’est parce que je sais ce qu’il y a en toi
que je veux rester par amitié avec toi;
mais si tu décides de crever là,
je ne lèverai pas le petit doigt.
 
 
Hé, Stèph, déconnes pas,
réveilles-toi Stèph,
                        réveilles-toi ...
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:10
  
Il existe un monde
rempli d’humeurs vagabondes,
loin de notre univers de haine
où les hommes sont devenus ternes.
 
Ce monde des livres où l’écrit
projette la passion des hommes,
et qu’avec raison l’on nomme
amour, en littérature ou poésie.
 
Ce monde de beauté
fait de songes de sérénité,
tu peux parfois l’entrevoir
si tu portes la liberté et l’espoir.
 
Au bout du royaume du rêve
quand tu t’arrêtes à travers les pages,
tu dévores les mots d’ici-bas avec fièvre,
à la recherche des mythes sans âges.
 
Là, Drieu la Rochelle retrouve Aragon
et Boris Vian fête avec Lautréamont;
quand Yourcenar appelle Mishima,
Barjavel pleure Païkan et Eléa.
 
Alors le miroitement de l’eau bleue
se change en paillettes d’or,
et de la mandragore
coule l’hydromel des dieux.
 
Les larmes proviennent des rires,
la pluie se fige en lyres,
et les cités bétonnées
redeviennent des forêts.
 
Les pages ont des rides
que les mots ont pris sans vieillir,
quand passe dans le ciel limpide
l’émotion en nuages de soupirs.
 
Regarde les livres raconter la vie,
regarde les mots chanter la mort;
tu verras le soleil qui luit
à travers les deux décors.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:10
  
Enfin, l’hiver est de retour; calme et serein,
il s’installe, prend sa place pour quelques mois
dans la file des saisons comme un long refrain,
apportant à la nature sa dose annuelle de froid.
 
Les nuages gris et le soleil brûlant
courtisent la terre, entreprenants,
comme deux jeunes prétendants,
se poussant du coude mutuellement.
 
Tels des gens bien élevés et prévenants,
les nuages la revêtissent en maints endroits
d’un épais manteau de coton blanc
pour qu’elle ne prenne pas froid.
 
Le soleil quand à lui, la réchauffe,
s’efforçant de temps à autre,
de peur qu’elle ne l’oublie, de lui rappeler
qu’elle sera à lui tout l’été.
 
Et comme joue sur les sentiments une maîtresse inaccessible
qui vous prend et relâche du bout des doigts,
la terre avec eux joue les fragiles,
appelant à elle, tantôt la chaleur, tantôt le froid.
 
Mais voici qu’arrive en arbitre, le vent,
se faufilant entre les deux amants,
soufflant le chaud ou parfois cinglant,
seul juge de ce que sera le temps.
 
Et les dieux, qui des cieux dominent,
se gaussent de ce spectacle de Vaudeville;
et voyant se plaindre les humains,
se disent que ceux-ci ne comprennent vraiment rien.
  
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:10
  
Elle glissait dans ma vie,
sylphide gracieuse et fragile,
à la fois impalpable et futile
comme une ombre dans la nuit.
 
Mais doucement, elle s’est évaporée
comme une brume matinale,
celle qui était la femme
de mes rêves secrets.
 
Et la tourmente qui a suivi
n’a pu recouvrir en mon esprit
cette empreinte à jamais marquée
en mon âme, comme une plaie.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:09
 
Oh gracieuse Karin
qui rime avec marine,
fille de la mer et du vent
grande prêtresse des éléments.
 
Ardente et passionnée
comme une mer déchaînée,
mante religieuse pour roitelets
venus se perdre dans ses rets.
 
Elle est née d’un père du nord
et d’une mère du sud
qui lui ont légué comme un sort
son caractère si rude.
 
petite sœur fière
au caractère de pierre
qui berce mon âme damnée
au rythme de l’amitié.
 
Comme l’union de la glace
et du feu de l’espace
donnait dans les mythologies
l’eau qui symbolisait la vie,
 
elle est fille du midi,
et des dunes alanguies;
fille des forêts enneigées
et des espaces glacés.
 
Et son âme vagabonde, rebelle,
depuis la nuit des temps;
des pyramides éternelles,
aux steppes, prisonnières du vent.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:09
  
Le dogue anglais a montré les dents
et a encore fait couler le sang
sur cette terre de légendes
cette terre meurtrie d’Irlande.
 
Combien de fois encore
en Ulster frappera la mort;
combien de temps encore
les Irlandais compteront leurs morts ?
 
Par des grenades lancées
entre les croix celtiques dressées,
les hommes ont chassé les dieux
et la folie ensanglante ces lieux.
 
Certains criaient vengeance, d’autres pleuraient,
sur les tombes, femmes et enfants déchiquetés;
en ce jour où en terre ils descendaient,
trois de leurs frères, par l’armée anglaise assassinés.
 
Ô Irlande, terre éternelle,
aux pierres levées telles des sentinelles,
comme des bras tendus pour l’éternité,
en quête d’un espoir de liberté.
 
Combien encore de tes enfants
nationalistes catholiques ou protestants,
tous frères d’un même sang
tomberont sous les coups de l’occupant ?
 
Je chante les combattants de l’IRA,
héritiers de Bobby Sands et de Valera;
derniers guerriers de cette terre sacrée,
frères Gaëls de par le sang versé.
  
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:09
 
Son esprit s’embrase dans la nuit
à la recherche de mille folies;
depuis la nuit des temps
elle revient chaque mois, pour le sang.
 
Soir de pleine lune.
Elle glisse avec incertitude
à la recherche d’une proie
qui la désaltérera une nouvelle fois.
 
Et depuis longtemps je l’accompagne,
battant inlassablement les campagnes,
prisonniers de la même immortalité,
tous deux maudits pour l’éternité.
 
Soir de pleine lune;
mes yeux parcourent ses dunes.
Soir de pleine lune;
son corps ondule dans la brume.
  
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:08
 
En ce vase clos
ils m’ont enfermé, emprisonné;
croyant qu’il suffisait d’un enclos
pour m’empêcher de porter en moi, la liberté.
 
Mais je leur lance mon mépris à la figure
car je sais que je suis « moi ».
Même enfermé entre ces quatre murs
j’ai toujours l’espoir et la foi.
 
Et dans ces cinq mètres carrés
où nombreux sont ceux qui ont désespéré,
je sais que je vais en sortir
sans avoir besoin de me mentir.
 
Ce matin, ils ont emmené Roger,
dans la cour, pour le fusiller.
Mais c’est avec sérénité que j’attends ma sentence
car je me suis élevé au-dessus de leur indulgence.
 
Déjà, l’on ouvre ma porte, on vient me chercher.
Allons, ne les faisons pas patienter.
Il est grand temps de quitter cette terre
et de les laisser à leurs petites misères.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:08
  
Au fil des pages
défilent des histoires de reines
effeuillant
des petits pages
de leurs vêtements
pour tromper leur peine.
 
 
Et de page en page, sereines,
elles vont et viennent
attendant le retour du roi guerrier
qui leur rendra hommage,
occupant l’esprit du lecteur enfiévré
de pages en pages.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:08
  
L’eau ruisselait sur ton corps
rebondissait en paillettes,
courait sur ta peau;
sur tes seins lourds,
dont les pointes durcissaient
sous le jet;
épousait les formes généreuses
de tes hanches,
blanches.
L’eau glissait sur ton corps
en un manteau éphémère,
plaquait tes cheveux d’ébène
sur tes épaules.
Les yeux mi-clos
les lèvres entrouvertes,
offerte,
tu laissais tes pensées vagabonder
en cette journée d’été
où l’eau nous entourait.
Là, unis l’un à l’autre,
rythmant notre plaisir,
l’onde nous berçait.
  
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:07
  
La nuit.
Nuit noire;
peuplée de folies, d’espoirs
et de vies ...
parfois meurtries.
Je promène seul,
ma gueule
à travers les trottoirs -
noirs;
traînant ma peine,
en un boulet de déveines.
Une fille s’avance,
me fait des avances,
je passe ...
de guerre lasse.
Clochards
aux yeux embrumés,
dealers noirs
vendeurs de fumée.
Sirène de police
au son triste
faisant fuir Marianne et Béatrice,
zonardes
blanches et hagardes,
à peine sorties de la matrice.
Devantures de bars vendeurs de rêves;
tels de gros aquariums
où coule, comme dans les veines,
la bière en un vital sérum.
Je pousse la porte,
agression d’âmes mortes;
yeux rivés sur l’étranger
qui amène de l’air frais.
Reprise des discussions,
déglutition des boissons.
Marins en bordée
autour d’un billard Français.
A travers un nuage de fumée,
se mêlent le claquement des boules
aux rires des poules
outrageusement maquillées.
Pêcheur ivre, radotant des ragots
sur le capitaine de son rafiot.
Je finis mon verre,
sors prendre l’air.
Sur le port, un banc;
arrêt quelques instants.
Le soleil pointe à l’horizon
sa blancheur de coton.
Je remonte vers la gare
pour un dernier petit noir.
Et je prends pied comme toujours
dans un nouveau jour.
Telle une ombre
qui arrive, sombre,
le jour.
 
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