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  • : AMERZONE
  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 05:38
 
 
« Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche... droite et gauche, ce sont des expressions de parlementaires... »
« On demande à un fasciste : es-tu républicain, royaliste, bonapartiste ?
Le fasciste répond : « Je suis mécanicien, ou tailleur, ou cultivateur. »
 
Georges VALOIS
( Créateur du « Faisceau » - premier parti fasciste français - en 1923.
Décédé en 1942 au camp de concentration de BERGEN-BELSEN. )

 

 

« Il n’existe plus une race pure, même pas la juive. Mais justement c’est d’heureux mélanges que surgissent souvent la force et la beauté d’une nation… Je ne croirai pas que l’on puisse prouver, biologiquement prouver, qu’une race soit pure ou moins pure.
… L’orgueil national n’a pas besoin en fait des délires de la race. L’antisémitisme n’existe pas en Italie. »
 
Benito MUSSOLINI

 

 

« ... La guérilla urbaine a pour but de détruire le mythe de l’omniprésence et de l’invulnérabilité du système. La guérilla urbaine, c’est la lutte anti-impérialisme offensive : on fait partie, ou du problème, ou de la solution. Entre les deux, il n’y a rien. »
 
Ulrike Marie MEINHOF
« Concept de la guérilla urbaine »

 

 

« Qui pourra vous chanter si ce n’est votre frère d’armes, votre frère de sang. »
 
Léopold Sédar SENGHOR

 

 

« Quiconque rêve d’une liberté sans limites et sans frein porte en soi le germe du fascisme, même s’il crie son antifascisme à tue-tête. »
 
Maurice SCHUMANN
Homme politique et historien français - Compagnon de la libération -
Extrait d’Angoisse et certitude
 
 
 
Ces écrits seront pour certains une source d’amusement et de réflexions.
 
Ils sont destinés, pour d’autres, à servir de pièces à conviction
le soir du grand soir, afin de simplifier et de gagner du temps
dans le déroulement de mon jugement.
 
 
  
à la mémoire de
 
Jean-Christophe SONZOGNI
 
fan de Guy DEBORD,
de Gene VINCENT,
de Julius EVOLA…
… et amoureux de la vie.

 
 
  
 
Tout homme qui est un vrai homme
doit apprendre à rester seul au milieu de tous,
à penser seul pour tous et au besoin contre tous.
 
                                  Romain ROLLAND
 
 
 
 
 
 

 

Nom :

PILARD

Prénom :

Gilles

Né le :

lendemain du solstice d’hiver 1958

Nationalité :

Normand d’Europe

 Signe astrologique :

Capricorme

Profession :

Ecrivain maudit, travaillant accessoirement dans une administration

Appartenance politique :

PFN : Parti des Forces Nouvelles

( transformé en IRE : Initiative Région Europe )

- Passage à NR : Nouvelle Résistance -

Caractéristiques
idéologiques :

Nationalisme Révolutionnaire Européen

- Europe des régions -

Ethnodifférencialisme

Néo-fascisme

Néo-paganisme

Modèles historiques :

Le fascisme de l’époque Mussolinienne
La république de Mustafa KEMAL dit Atatürk
Le Péronisme en Argentine sous Evita Peron
La Libye actuelle

         Tendance : Pro …

Palestinien

Tendance : Anti …

Nazisme

Sionisme

Capitalisme

Communisme

Qualités :

Franc. Modeste. Etc…

Défauts :

Franc. Laisse trop souvent de la moutarde sur le bord de l’assiette

Caractéristique :

Créateur du cocktail « Che Guevara » :

                              ¤ un soupçon de liqueur de café

                              ¤ 1/3 de tequila

                              ¤ 2/3 de jus de tomate

 
                                     
          
 
 
 
 
 
 
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 04:00
 
Les poèmes suivants qui concernent surtout la Normandie,
sont tirés de mes recueils :
 
« Impressions »
« Le vieil Européen »
« Papillon rouge »
 
que vous pouvez retrouver en intégralité sur ce site.
 
 
 
Cherbourg fin de nuit ...
  
Café crème et croissants chauds;
Sade sur fond de saxo.
Dernier rempart des héros de la nuit,
un petit bar où continue la folie.
Temps suspendu de la journée,
que personne ne veut commencer.
Délires de ma soeur, retour de Doubi,
tout le monde s’éclate autour du baby.
Spleen de Karin qui veut se pieuter;
arrivée des ouvriers pour le premier café.
On s’arrache dans le matin froid qui se lève.
A six dans la tire, on aura pas la crève.
  
 
... 6 heures du mat’,
coin de table du
« café du départ ... »
 
 
 
 
-
Nostalgie Normande
   
Vigueur et force des paysages du Cotentin,
qui garde les traces de Thor et d’Odin;
figure de proue du drakkar Normand,
terre de pêcheurs et de paysans.
 
Je suis revenu sur la terre de mon enfance,
mais depuis quelques années, quelle différence.
Il m’a fallu faire violence,
pour ne pas pleurer sur cette insouciance.
 
Oh bien sûr, j’y ai vu ses habitants;
ils ont le soleil dans la tête, et le coeur dans les mains.
J’y ai retrouvé ces Normands,
francs comme la nature, et bons comme le pain.
 
Bien sûr, j’ai vu la beauté des paysages,
la verdure de la campagne;
j’ai aussi vu les chênes gorgés de sève,
et la mer se briser sur la grève.
 
Mais en allant à herquemoulin,
j’ai vu la honte au loin.
Elle a le visage d’une usine de déchets nucléaires,
qui est en train de pourrir la terre.
 
Terre celtique, mais terre meurtrie;
Hague violée et défigurée;
morceau de ma Normandie
qui ne connaît plus la paix.
 
J’ai peur de l’avenir,
de cette pieuvre qui ne cesse de grandir;
qui étend ses tentacules de béton,
comme un cancer sur la région.
 
Car un jour, sont venus les gros marchands;
ils ont acheté pour une poignée de francs
et avec de moins nobles sentiments,
la terre de Guillaume-le-Conquérant.
 
Relevez-vous Normands, et réveillez votre fierté
battez-vous pour ce que vos ancêtres vous ont laissé.
Ne vendez pas votre âme par bouts de terrain,
car n’oubliez pas que c’est de la terre que vient le pain.
 
Peu importe, si en ces lignes, dans ce que je crie,
certains y trouveront de la démagogie;
d’autres savent qu’il n’est rien de plus important
que le combat pour la terre et le sang.
 
 
 
ICI ...
  
Ici, les champs descendent en collines jusqu'à la mer; les chemins serpentent entre les haies.
A cette pointe de la Normandie, tout ici, respire la sérénité.
Il y a les pierres des petits murets qui séparent les champs de blé; l'herbe, la mer qui joue avec le ciel, il y a une âme dans cette harmonie.
Ici, dans ce coin du bout du monde, il y a Herquemoulin, ou plutôt,
" Helguemoulin " comme on appelait ce lieu il y a quelques siècles, quand mes ancêtres étaient païens; car c'est bien vrai que cet endroit est béni des dieux.
Ici, le temps semble s'être arrêté.
Quand la rosée du matin met la mer à plein, les vagues se fracassent sur les rochers, et sous la brise, frissonnent les blés.
Des grappes de nuages en coton blanc se baladent dans le ciel, tranquillement.
 
Et les paysans et les marins d'ici qui se rient du crachin qui tombe sur leurs visages rougeauds, vivent au rythme de la pluie et du beau temps qui leur apportent, des saisons, parfois la désolation, mais aussi les moissons.
 
As-tu d'jà bu une moque au t'chu du tounné ?
As-tu d'jà senti l'odeu' du fourrage en été ?
As-tu d'jà vu rire ces gens aux visages burinés ?
 
Hé ben dis-té mon gars
que si t'as jamais vu cha
et qu'en plus que si t'es d'ichin,
ben ma fé d'eu ...
tu vaux pas bi mus qu'un horsain !
 
 
 
 
Moissons en Normandie
 
 
Ouverte, une vieille barrière déglinguée
comme endormie sur le bord de la haie,
délimite l’entrée du vaste champ de blé
entouré simplement de petits murets.
 
Le monstre de fer en droite ligne avance,
avalant avec lenteur les épis de blé,
les broyant de ses mâchoires acérées,
séparant paille et grains, en une dorée semence.
 
La moissonneuse recrache avec facilité
sur le flanc de ses entrailles en acier,
le blé fraîchement moissonné ;
relâchant à l’arrière la paille dissociée.
 
Sur la plate forme étroite les hommes s'activent avec entrain,
ouvrant et refermant les vannes crachant le grain,
faisant choir à terre les sacs après les avoir liés ;
sacs grossis à l’image de nos débonnaires et bedonnants curés.
 
S’installant à l’ombre de chênes centenaires,
on s’arrête pour collationner après quelques heures ;
pour se régaler des confitures préparées par ma mère,
et boire une bolée de cidre avant de reprendre le labeur.
 
La machine progresse doucement,
laissant derrière elle un tapis de chaume rigide.
Non loin derrière, la botteleuse la suit régulièrement ;
petits points de métal dans le champ qui se vide.
 
Les enfants vont et viennent gaiement,
courant autour de la remorque, avec empressement ;
rapprochant parfois avec peine, la paille dorée,
que les adultes envoient avec dextérité.
 
Les hommes chargent les bottes d’un jaune doré ;
certains les enfourchent énergiquement, sans flancher,
d’autres avec précision, les tassent bien rangées,
afin que la pile ne verse pas plus tard, dans un fossé.
 
Fermant la procession au point du jour,
une autre remorque arrive à son tour.
Pour un dernier voyage la nouvelle venue
se gonfle aussi peu à peu de la récolte tant attendue.
 
Tous s’activent dans une sorte de jubilation païenne,
hommage des paysans à la terre nourricière qu’ils aiment ;
et malgré l’effort, ils s’épongent le visage joyeusement,
oubliant la sueur qui macule leurs vêtements.
 
Le soleil a depuis longtemps décliné,
et les phares du tracteur sont à présent allumés.
On attendra bien demain pour le déchargement ;
à la ferme, le repas est préparé qui attend.
 
 
 
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:49

 

 

 

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:41
  
C’est un recueil de textes, poèmes, nouvelles, pensées, et articles, de fin des années 1980 au début des années 2000.
 
 " ... Je ne suis pas maladroit, je suis fort, je ne suis pas fort, je suis passionné. Il y a en moi une passion que vous ne tuerez qu'en me tuant, et vous ne m'avez pas encore tué. Je compte avancer encore dans la vie à grands coups de maladresses. "
 
Pierre DRIEU LA ROCHELLE
( L'homme à cheval )
  
 
Nos amis les plus chers ont disparu;
un à un, ils succombèrent à l'approche de l'heure impérieuse.
Au banquet de la vie nous nous régalâmes du même vin,
une ou deux fois nous bûmes à la ronde; puis ils s'endormirent avant nous.
 
Omar KHAYYAM
 
 
Les deux nouvelles
"Amitié" et "Le vieil européen"
sont spécialement dédiées
à
FREDERIC SCUVEE
qui s'est endormi avant nous,
et à
JEAN-PIERRE GROULT
dit " ODIN ".
 
 
( suite à la lecture du VIEIL EUROPEEN )
 
Pas d’exercices de style et pas d’alexandrins pour te dire une joie ?
Comment ? Ce que je viens de lire m’inspire de la joie ?!
Oui. Une joie violente et presque douloureuse.
Pudique, étranglée, dissimulée; presque comme un adultère.
 
Comme si, à l’enterrement d’une personne aimée, je me réjouissais de découvrir quelqu’un qui, habillé de rouge, pleure des larmes sincères.
LACRIMA ULTIMA.
 
Joie de découvrir un bastion de conscience - même si leurs idées, leurs vouloirs, leurs peurs et leurs espoirs ne peuvent jamais synchroniser en tout deux êtres, je crois que trouver en l’autre une aptitude à ce que je nomme l’humanité, ouvre en grand les frontières du possible.
 
Joie de marcher en terrain découvert.
De déposer un temps les armes.
Et de livrer son cœur nu sans crainte de faux-semblants.
Car au-delà de la révolte et de la dénonciation, j’ai une formidable envie d’exister.
Pourquoi aurions-nous tort ? A cause de notre minorité ?
Pourquoi devrions nous nous taire sous peine d’être taxés de fous ?
Pourquoi cantonne-t’on notre vie sur une limite de tolérance ?
Une survie - offensive !
 
Aussi, quand mon âme voletant au gré des humains insensés, quand il est donné à mon âme d’approcher le parfum d’une âme similaire en justice ( si tant est que l’osmose soit possible ), c’est la joie qui m’emplit.
Une joie - reconnaissance.
Une joie - soulagement ...
 
Car tout n’est pas perdu s’il en reste encore un.
Et s’il n’en reste qu’un ...
 
                        Valérie A-D.
 
 

 

 

 

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:36
                                               maquettes couvertures : Marc GUILLAUMAIN
Le premier volet de mes écrits sont des textes et des poèmes compilés
entre juin 1986 & septembre 1988 , dédiés
 
                                                          à mes parents, mes sœurs,
                                                          à mes camarades, amis,
                                                          à Tinou, Isabelle, Karin et Gu
                                     
                                                                         ... et pour tous ceux
                                                  qui se reconnaîtront dans ces textes
 
Réflexions après la lecture d’ « Impressions »
  
C’est un garçon étrange qui est fait de la même matière que nous mais c’est pas arrangé pareil, alors ça ne donne pas la même chose dans la tête.
Quelle différence y-a-t’il entre un tas de pierres et une pyramide ? Aucune, puisque c’est des pierres pareil ; mais c’est pas arrangé pareil et même c’est pas arrangé du tout.
Pourquoi la pyramide referait le monde et le tas de pierres regarderait ?
C’est un garçon étrange mais j’aimerais pas le regarder trop longtemps au fond des yeux parce que c’est comme lorsqu’on regarde le ciel; c’est transparent mais ça s’arrête quelque part où l’on ira jamais. C’est un garçon étrange qui se sert des mots comme un peintre des couleurs, à part que ça donne des images dans la tête, des IMPRESSIONS, des sensations.
Il cueille des vrais mots en couleurs pas copiés, pas rabâchés, pas des mots serpillières tous cons, tous vides, seulement ceux qu’il a choisis sur le bord des routes normandes, oubliés comme des petites fleurs dédaignées.
S’il crie, c’est qu’il a mal aux autres, qu’on doit l’entendre avec le cœur et qu’il ne faut surtout pas qu’il se taise.
  
Allexy DUVERNAY
  
                
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:52
 
 
 
 
 
 En un trait de plume acerbe et caustique,
l’auteur de nombreux ouvrages controversés,
nous livre ici une réflexion assez lapidaire d’un futur utopique
mais néanmoins salutaire quant au devenir du genre animal,
en un clin d’œil à René BARJAVEL.*
 
* note de l’auteur.
 
 
 
 
 
Quand je serai Dieu…
 
 
 
Quand je serai Dieu, afin de préserver
l’équilibre et l’harmonie de la terre,
j’éradiquerai l’être humain de sa surface.
 
 
 
 
 
 
FIN
 
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21

 

Hé, Jean-Claude ! tu te rappelles le jour de ton enterrement ?

Rappelle-toi comme il faisait beau ce jour-là.

Les Dieux avaient sorti le soleil pour t’accueillir chez eux. Nous avons marché jusqu’à ta dernière demeure camarade, parents et amis confondus, et nous avions froid dans le cœur ...

Et il y avait les autres ! Tu les as vus d’en haut ces autres, ces bourgeois qui avaient l’habitude de te regarder de leur hauteur, affectant de t’ignorer. Et aujourd’hui, ils te connaissent, ils suivent ton corps qui t’a fait mal ces dernières semaines. Tu as du rire en les voyant, ces notables que tu méprisais qui sont venus se montrer comme à la parade. Où étaient-ils quand tu cherchais un travail, un logement. Aujourd’hui, c’est mieux de mettre leur nom sur ce qu’ils t’offrent : ces couronnes qui sont là de la part d’untel ou d’untel. Quelle pub ! De tous les bords ils étaient là. De droite et de gauche confondus dans la même hypocrisie, ils sont venus se montrer. Les élus ont même sorti leurs écharpes tricolores.

Elle est loin leur écharpe de la France que tu voulais. On allait la nettoyer, cette hypocrisie, te rappelles-tu ? Malgré la maladie tu parlais d’avenir. Tu avais cet espoir, cette éternelle jeunesse au fond des yeux. Sur ce vieux monde de merde, on allait bâtir quelque chose de beau, de propre. On parlait avec cet indicible espoir, né de l’amitié qui nous unissait, de cet ordre nouveau que nous allions bâtir sur toute cette médiocrité, après le grand soir.

Mais nous allons continuer Jean-Claude. Car comme le chante le poète, « par tout ce que tu as fait tu restes parmi nous ». Et si un jour, même si je veux tout lâcher, arrêter le combat, je sais que je n’aurais pas le droit, parce que je me rappellerai qu’à une période de ma vie, j’ai eu un camarade de 23 ans qui avait la leucémie et qui parlait encore d’espoir.

Je t’ai aimé, je t’aime ami Jean-Claude, comme j’aime les hommes comme toi. Les hommes qui ont le cœur pur et l’idéal au bord des yeux.

Cela fait bientôt un an que tu as disparu, mais il reste une chose qui ne meurt pas.

Cette chose s’appelle l’amitié.

A bientôt, ailleurs.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21
 
Ton corps se soulève,
et tu fermes les yeux.
Impression de légèreté.
Ton esprit s’envole dans l’Ether,
embrase le paysage,
tourbillonne comme une feuille au vent.
Ton corps roule comme la grève
sous la poussée des vagues,
comme les herbes qui se plient
sous la morsure du vent.
Ton corps monte et descend
le long de la colonne gonflée de plaisir;
et tu rouvres les yeux,
rejettes en arrière l’abondant flot
des blés d’or de ta chevelure.
Telle des serres,
tes doigts se referment sur la peau aimée;
tu mordilles le rouge coucher de soleil
de tes lèvres qui se crispent.
Et tu t’abandonnes,
aussi vaincue que triomphante,
sur ce corps qui n’a fait qu’un avec le tien.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21

 

           

 
 
Elle a l’apparence
d’une femme forte et belle;
et quand j’y pense,
je suis bien avec elle.
 
Elle a la fraîcheur
de l’eau pure en pleine chaleur.
Elle a la fraîcheur
d’un enfant qui ouvre son cœur.
 
Elle a la beauté
de la campagne et des prés.
Elle a la beauté
du rayonnement du solstice d’été.
 
Elle a la saveur
de la joie des combats.
Elle a la saveur
de l’idéal auquel on croit.
 
Elle disparaîtra au détour d’un chemin
là, où m’attend sa rivale,
gardienne de mon destin
pour m’enlever vers les étoiles.
 
 
La vie est une femme aussi belle que garce qu’il faut aimer
et dont il faut profiter le plus possible.
Car comme les garces, elle vous lâche un jour au détour d’un chemin,
et comme les belles, elle vous rend heureux tous les matins.
 
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21

 
 
Elle est descendue de l’Ether
pour venir me frapper.
J’avais les yeux grands ouverts
quand elle est venue de plein fouet.
 
Elle est venue d’en face
en me lacérant la face
m’arrachant mon âme
en m’enlevant à ma compagne.
 
Elle a pris l’apparence d’un morceau de plomb;
à peine plus gros qu’un moustique,
il m’a emporté vers le Styx.
De ce fleuve, j’en ai vu le fond.
 
Elle m’a entraîné vers son lit,
pour commencer une longue nuit;
jusqu’au plus profond d’Annouim,
où jamais je ne reverrai mes cimes.
 
Au bout de la nuit, le soleil luira.
Ce jour-là, elle me relâchera.
Je recommencerai avec un peu de répit,
quelques années d’une nouvelle vie.
 
 
La mort est une belle maîtresse qui surprend les hommes
quand ils sont avec leur compagne la vie.
 
 

 

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:20
  
Et l’Incréé créa la vie.
 
Et la vie créa l’homme.
 
Et l’homme créa l’arme.
 
Et l’homme créa l’outil.
 
Et l’homme créa les dieux.
 
Et l’homme s’éleva dans la connaissance.
 
Et l’homme s’éleva dans l’amour et la guerre.
 
Et l’homme s’éleva dans la création.
 
Et l’homme aima la vie.
 
Et l’homme aima la mort.
 
Et l’homme aima l’aventure.
 
Et l’aventure engendra la bombe atomique.
 
Et l’homme appuya sur le bouton.
 
Et l’Incréé recréa la vie.
 
Et la vie ...
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:19
  
J’aimerais un enfant de toi
car après ma mort
je voudrais laisser un peu de moi
près de ton corps.
 
Je voudrais, le moment de sa naissance venu
l’accueillir à tes côtés,
tenir dans mes bras ce petit corps nu,
fruit de notre amitié.
 
Comme seuls symboles de baptême les runes,
et Guillaume serait son prénom,
héritages de notre passion commune
pour notre race et notre nation.
 
Mais qu’il soit un garçon fort
ou une fille de caractère,
né de l’union de nos deux corps,
de cet enfant nous serons fiers.
 
Je voudrais le voir grandir
avec toi ma bien-aimée,
jusqu’à mon dernier soupir
emporter votre image dans l’éternité.
 
Et quand tu auras vieilli
qu’il veille bien sur toi,
car j’aimerais qu’il porte en lui
tout l’amour que j’ai pour toi.
 
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