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  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 03:05

L’ancien « dictateur » Irakien Saddam Hussein ( ami de trente ans à l’époque des principaux dirigeants européens ) a été pendu.

Tous les pays de l’Union Européenne après s’êtres lavés les mains en ne participant pas au procès de Saddam Hussein se mettent à présent à jouer les vierges outragées une fois qu’il est mort.
En réaffirmant leur opposition de principe à la peine capitale, qui proclame dans son article 2 de la Charte des droits fondamentaux de l' Union Européenne que : «Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté», le concert des faux-culs des principaux pays européens jouant les Ponce PILATE était écœurant et méprisable de lâcheté... comme s’ils s’attendaient à un autre verdict !
 
Par ailleurs, toutes les autres procédures engagées contre le dictateur s'éteignent avec sa mort, notamment les poursuites pour génocide contre les populations kurdes. Bon, c’est pas grave hein ! Les kurdes n’ont pas non plus été poursuivis pour avoir participé au génocide Arménien alors …
 
Quoiqu’il en soit, les américains ont transporté de la dépouille de Saddam Hussein dans un hélicoptère américain de Bagdad à Tikrit. S’ils se mettent à faire le Service Après Vente maintenant, on aura tout vu !
 
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 02:08
Déjà, le 21 décembre 2005, dénonçant la situation de précarité des plus démunis, Médecins du Monde décidait de distribuer des tentes aux SDF dans Paris :
>Par devoir de protection
>Pour rendre visibles celles et ceux que l’on ne veut plus voir
>Pour sortir des solutions d’urgence qui n’en sont pas
 
Augustin LEGRAND de l’Association des Enfants de Don Quichotte a demandé aux bien logés de venir coucher sous la tente, par solidarité aux sans-abri. Ce qui permettra à quelques bobos de dormir une ou deux nuits à la bonne étoile, afin de pouvoir raconter leur « aventure » pendant leurs repas dans la « bonne société ». Cela aurait été mieux encore d’inviter les sans logis chez eux afin qu’ils aient un logement décent. Mais ils auraient peut-être eu peur qu’ils ne repartent pas …
Augustin LEGRAND qui reconnaissait par ailleurs dans l’émission de canal plus ( le grand journal ) que le seul combat qu’il aie fait dans sa vie, c’était de se battre contre Le PEN au second tour ( bonjour la référence et bravo pour le résultat ). C’est quand même le mec qu’il a fait élire, CHIRAC, qui est aussi responsable de cette situation. C’est bien la moindre des choses de les aider, car en ayant cautionné le système, il est aussi complice de cette situation.
Celui-ci, Augustin LEGRAND, se présentait comme comédien. Comme je ne pensais pas l’avoir déjà vu, et après une recherche sur Internet sa fiche cinéma relatait qu’il avait joué dans quelques films depuis dix ans, notamment dans « TRAVAIL D'ARABE ». Il ne devait alors avoir qu’un travail de figurant, car il n’apparaît pas dans les rôles principaux. Bon, le fait qu’il ait joué en 2003 dans le film en question, réalisé par Christian PHILIBERT et que le film soit diffusé par ARTE le 06 décembre 2006 et rediffusé le 15 décembre n’avait rien à voir avec sa démarche où alors c’était d’une coïncidence incroyable.
 
Par ailleurs, LCI.fr relatait il y a quelques jours, les déclarations d’un « autre » comédien Jean ROCHEFORT qui a «  rappelé être "un citoyen ordinaire" et avoir "honte de cette situation". "Avant de ranger mes affaires, j'aimerais voir cette situation réglée", a-t-il ajouté dans une allusion à son âge (76 ans). »
En effet, cela fait qu’il n’avait que 24 ans quand l’Abbé PIERRE en 1954 a lancé son appel aux démunis, et à tous ceux qui crevaient de faim et de froid dans les rues. Soit 52 ans à réfléchir au problème, et se donner bonne conscience avant de mourir. Si Augustin LEGRAND ( comme je le pense quand même - allez je ne suis pas chien - ) l’a fait pour des raisons charitables, il n’aura donc pas eu à attendre les dernières années de sa vie pour faire une bonne action. L’avenir nous le dira !
 
Quoiqu’il en soit, quels qu’ils soient, eux, et quels que soient ceux qui les défendent, n’oubliez pas qu’il y a en bas de chez vous des gens qui crèvent de faim et de froid en début de ce que l’on nomme communément le troisième millénaire, dans un des premiers pays les plus riches au monde.
 
*          *          *
 
 
Pour ce qui est des vœux du « résident » de la république le soir du 31 décembre 2006, j’ai zappé. Je préférais voir sur une autre chaîne un navet, que la courge qui monopolise les chaînes principales à la même heure et à la même période depuis des années… même pour la dernière fois !
 
 
*          *          *
 
 
Bonne année à toutes et à tous …
 
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 16:52

( Originale )

Chanson pour l'Auvergnat
Georges Brassens

( Retouchée )

"Chanson pour le Corrézien"
Gilles Pilard
 
Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
 
 
Elle est à toi cette chanson,
Toi le grand con qui sans façons
De mon pays bafoues les lois
Sous l’allure d’un chef d’état.
Toi qui m’ bouffais mes impôts quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
T’avaient élu par lâcheté ;
Ce n'était rien que des légumes
Mais pour trois mille balles par jour
Les contribuables y ont laissé des plumes
Alors que toi tu courres toujours.

Toi le grand con quand tu crèveras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te jettes alors dans la Seine
Oh ! pitre éternel.

Elle est à toi cette chanson
Toi l' politique qui sans façon
As volé au peuple quatre bouts de pain
Quand les pauvres crevaient de faim.
Toi qui piochais dans ma paye quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à te voir voyager.
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il manquait aux pauvres alors
Et il fallu qu’un artiste encore
Crée les restos du cœur, enfin.

Toi l'politique quand tu crèveras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers rues
Oh ! ver éternel.

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon 
A cru qu’en France tout est acquis
Déçu quand les gendarmes t'ont pris.
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens non menottés
Riaient de te voir « charterisé ».
Ce n'était rien qu'un petit airbus
Mais pour les passagers dommage,
Toi tu n’étais qu’un petit plus 
A la manièr' d'un surplus d’bagage

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand la misère t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel 
A ton pitre éternel.
 

 

 

( Originale )

La mauvaise réputation
Paroles: Georges Brassens
Musique : Georges Brassens

( Retouchée )

La mauvaise réputation
Paroles : Gilles Pilard
Musique: Georges Brassens
e
Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

e
Dans ma vie sociale, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi !
Je ne fais pourtant de tort à personne
En évoquant parfois Evita PERON.
Mais les « démocrates » n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Non les « démocrates » n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Beaucoup de monde médit de moi,
Car je suis facho, ça va de soi.
 
Tous les 20 novembre tiens,
De José Antonio je me souviens.
Créateur de la phalange c’ui là,
Son souvenir ne me quitte pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En écoutant le clairon qui résonne.
Mais les bourgeois n'aiment pas que
L'on écoute d’autres chants qu'eux.
Non les bourgeois n'aiment pas que
L'on écoute d’autres chants qu'eux.
Tout le monde n’aime pas tendre le bras
Surtout les cocos, ça va de soi.

Quand j’parle de VALOIS ou de KEMAL,
Je vois des visages qui s’enflamment ;
Et quand j’écris contre le gouvernement,
Dans c’pays de merde comment faire autrement ?
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En gueulant contre le mangeur de pommes.
Mais les capitalistes n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Mais les communistes n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Tout les démagos se ruent sur moi,
Mais pas comme leurs femmes, ça va de soi.
a
Pas besoin d'être Mussolini,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis ;
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins comme la marche sur Rome.
Mais les libéraux n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Non les libéraux n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf mes camarades, bien entendu.


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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 05:38
 
 
« Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche... droite et gauche, ce sont des expressions de parlementaires... »
« On demande à un fasciste : es-tu républicain, royaliste, bonapartiste ?
Le fasciste répond : « Je suis mécanicien, ou tailleur, ou cultivateur. »
 
Georges VALOIS
( Créateur du « Faisceau » - premier parti fasciste français - en 1923.
Décédé en 1942 au camp de concentration de BERGEN-BELSEN. )

 

 

« Il n’existe plus une race pure, même pas la juive. Mais justement c’est d’heureux mélanges que surgissent souvent la force et la beauté d’une nation… Je ne croirai pas que l’on puisse prouver, biologiquement prouver, qu’une race soit pure ou moins pure.
… L’orgueil national n’a pas besoin en fait des délires de la race. L’antisémitisme n’existe pas en Italie. »
 
Benito MUSSOLINI

 

 

« ... La guérilla urbaine a pour but de détruire le mythe de l’omniprésence et de l’invulnérabilité du système. La guérilla urbaine, c’est la lutte anti-impérialisme offensive : on fait partie, ou du problème, ou de la solution. Entre les deux, il n’y a rien. »
 
Ulrike Marie MEINHOF
« Concept de la guérilla urbaine »

 

 

« Qui pourra vous chanter si ce n’est votre frère d’armes, votre frère de sang. »
 
Léopold Sédar SENGHOR

 

 

« Quiconque rêve d’une liberté sans limites et sans frein porte en soi le germe du fascisme, même s’il crie son antifascisme à tue-tête. »
 
Maurice SCHUMANN
Homme politique et historien français - Compagnon de la libération -
Extrait d’Angoisse et certitude
 
 
 
Ces écrits seront pour certains une source d’amusement et de réflexions.
 
Ils sont destinés, pour d’autres, à servir de pièces à conviction
le soir du grand soir, afin de simplifier et de gagner du temps
dans le déroulement de mon jugement.
 
 
  
à la mémoire de
 
Jean-Christophe SONZOGNI
 
fan de Guy DEBORD,
de Gene VINCENT,
de Julius EVOLA…
… et amoureux de la vie.

 
 
  
 
Tout homme qui est un vrai homme
doit apprendre à rester seul au milieu de tous,
à penser seul pour tous et au besoin contre tous.
 
                                  Romain ROLLAND
 
 
 
 
 
 

 

Nom :

PILARD

Prénom :

Gilles

Né le :

lendemain du solstice d’hiver 1958

Nationalité :

Normand d’Europe

 Signe astrologique :

Capricorme

Profession :

Ecrivain maudit, travaillant accessoirement dans une administration

Appartenance politique :

PFN : Parti des Forces Nouvelles

( transformé en IRE : Initiative Région Europe )

- Passage à NR : Nouvelle Résistance -

Caractéristiques
idéologiques :

Nationalisme Révolutionnaire Européen

- Europe des régions -

Ethnodifférencialisme

Néo-fascisme

Néo-paganisme

Modèles historiques :

Le fascisme de l’époque Mussolinienne
La république de Mustafa KEMAL dit Atatürk
Le Péronisme en Argentine sous Evita Peron
La Libye actuelle

         Tendance : Pro …

Palestinien

Tendance : Anti …

Nazisme

Sionisme

Capitalisme

Communisme

Qualités :

Franc. Modeste. Etc…

Défauts :

Franc. Laisse trop souvent de la moutarde sur le bord de l’assiette

Caractéristique :

Créateur du cocktail « Che Guevara » :

                              ¤ un soupçon de liqueur de café

                              ¤ 1/3 de tequila

                              ¤ 2/3 de jus de tomate

 
                                     
          
 
 
 
 
 
 
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 04:00
 
Les poèmes suivants qui concernent surtout la Normandie,
sont tirés de mes recueils :
 
« Impressions »
« Le vieil Européen »
« Papillon rouge »
 
que vous pouvez retrouver en intégralité sur ce site.
 
 
 
Cherbourg fin de nuit ...
  
Café crème et croissants chauds;
Sade sur fond de saxo.
Dernier rempart des héros de la nuit,
un petit bar où continue la folie.
Temps suspendu de la journée,
que personne ne veut commencer.
Délires de ma soeur, retour de Doubi,
tout le monde s’éclate autour du baby.
Spleen de Karin qui veut se pieuter;
arrivée des ouvriers pour le premier café.
On s’arrache dans le matin froid qui se lève.
A six dans la tire, on aura pas la crève.
  
 
... 6 heures du mat’,
coin de table du
« café du départ ... »
 
 
 
 
-
Nostalgie Normande
   
Vigueur et force des paysages du Cotentin,
qui garde les traces de Thor et d’Odin;
figure de proue du drakkar Normand,
terre de pêcheurs et de paysans.
 
Je suis revenu sur la terre de mon enfance,
mais depuis quelques années, quelle différence.
Il m’a fallu faire violence,
pour ne pas pleurer sur cette insouciance.
 
Oh bien sûr, j’y ai vu ses habitants;
ils ont le soleil dans la tête, et le coeur dans les mains.
J’y ai retrouvé ces Normands,
francs comme la nature, et bons comme le pain.
 
Bien sûr, j’ai vu la beauté des paysages,
la verdure de la campagne;
j’ai aussi vu les chênes gorgés de sève,
et la mer se briser sur la grève.
 
Mais en allant à herquemoulin,
j’ai vu la honte au loin.
Elle a le visage d’une usine de déchets nucléaires,
qui est en train de pourrir la terre.
 
Terre celtique, mais terre meurtrie;
Hague violée et défigurée;
morceau de ma Normandie
qui ne connaît plus la paix.
 
J’ai peur de l’avenir,
de cette pieuvre qui ne cesse de grandir;
qui étend ses tentacules de béton,
comme un cancer sur la région.
 
Car un jour, sont venus les gros marchands;
ils ont acheté pour une poignée de francs
et avec de moins nobles sentiments,
la terre de Guillaume-le-Conquérant.
 
Relevez-vous Normands, et réveillez votre fierté
battez-vous pour ce que vos ancêtres vous ont laissé.
Ne vendez pas votre âme par bouts de terrain,
car n’oubliez pas que c’est de la terre que vient le pain.
 
Peu importe, si en ces lignes, dans ce que je crie,
certains y trouveront de la démagogie;
d’autres savent qu’il n’est rien de plus important
que le combat pour la terre et le sang.
 
 
 
ICI ...
  
Ici, les champs descendent en collines jusqu'à la mer; les chemins serpentent entre les haies.
A cette pointe de la Normandie, tout ici, respire la sérénité.
Il y a les pierres des petits murets qui séparent les champs de blé; l'herbe, la mer qui joue avec le ciel, il y a une âme dans cette harmonie.
Ici, dans ce coin du bout du monde, il y a Herquemoulin, ou plutôt,
" Helguemoulin " comme on appelait ce lieu il y a quelques siècles, quand mes ancêtres étaient païens; car c'est bien vrai que cet endroit est béni des dieux.
Ici, le temps semble s'être arrêté.
Quand la rosée du matin met la mer à plein, les vagues se fracassent sur les rochers, et sous la brise, frissonnent les blés.
Des grappes de nuages en coton blanc se baladent dans le ciel, tranquillement.
 
Et les paysans et les marins d'ici qui se rient du crachin qui tombe sur leurs visages rougeauds, vivent au rythme de la pluie et du beau temps qui leur apportent, des saisons, parfois la désolation, mais aussi les moissons.
 
As-tu d'jà bu une moque au t'chu du tounné ?
As-tu d'jà senti l'odeu' du fourrage en été ?
As-tu d'jà vu rire ces gens aux visages burinés ?
 
Hé ben dis-té mon gars
que si t'as jamais vu cha
et qu'en plus que si t'es d'ichin,
ben ma fé d'eu ...
tu vaux pas bi mus qu'un horsain !
 
 
 
 
Moissons en Normandie
 
 
Ouverte, une vieille barrière déglinguée
comme endormie sur le bord de la haie,
délimite l’entrée du vaste champ de blé
entouré simplement de petits murets.
 
Le monstre de fer en droite ligne avance,
avalant avec lenteur les épis de blé,
les broyant de ses mâchoires acérées,
séparant paille et grains, en une dorée semence.
 
La moissonneuse recrache avec facilité
sur le flanc de ses entrailles en acier,
le blé fraîchement moissonné ;
relâchant à l’arrière la paille dissociée.
 
Sur la plate forme étroite les hommes s'activent avec entrain,
ouvrant et refermant les vannes crachant le grain,
faisant choir à terre les sacs après les avoir liés ;
sacs grossis à l’image de nos débonnaires et bedonnants curés.
 
S’installant à l’ombre de chênes centenaires,
on s’arrête pour collationner après quelques heures ;
pour se régaler des confitures préparées par ma mère,
et boire une bolée de cidre avant de reprendre le labeur.
 
La machine progresse doucement,
laissant derrière elle un tapis de chaume rigide.
Non loin derrière, la botteleuse la suit régulièrement ;
petits points de métal dans le champ qui se vide.
 
Les enfants vont et viennent gaiement,
courant autour de la remorque, avec empressement ;
rapprochant parfois avec peine, la paille dorée,
que les adultes envoient avec dextérité.
 
Les hommes chargent les bottes d’un jaune doré ;
certains les enfourchent énergiquement, sans flancher,
d’autres avec précision, les tassent bien rangées,
afin que la pile ne verse pas plus tard, dans un fossé.
 
Fermant la procession au point du jour,
une autre remorque arrive à son tour.
Pour un dernier voyage la nouvelle venue
se gonfle aussi peu à peu de la récolte tant attendue.
 
Tous s’activent dans une sorte de jubilation païenne,
hommage des paysans à la terre nourricière qu’ils aiment ;
et malgré l’effort, ils s’épongent le visage joyeusement,
oubliant la sueur qui macule leurs vêtements.
 
Le soleil a depuis longtemps décliné,
et les phares du tracteur sont à présent allumés.
On attendra bien demain pour le déchargement ;
à la ferme, le repas est préparé qui attend.
 
 
 
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:49

 

 

 

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:41
  
C’est un recueil de textes, poèmes, nouvelles, pensées, et articles, de fin des années 1980 au début des années 2000.
 
 " ... Je ne suis pas maladroit, je suis fort, je ne suis pas fort, je suis passionné. Il y a en moi une passion que vous ne tuerez qu'en me tuant, et vous ne m'avez pas encore tué. Je compte avancer encore dans la vie à grands coups de maladresses. "
 
Pierre DRIEU LA ROCHELLE
( L'homme à cheval )
  
 
Nos amis les plus chers ont disparu;
un à un, ils succombèrent à l'approche de l'heure impérieuse.
Au banquet de la vie nous nous régalâmes du même vin,
une ou deux fois nous bûmes à la ronde; puis ils s'endormirent avant nous.
 
Omar KHAYYAM
 
 
Les deux nouvelles
"Amitié" et "Le vieil européen"
sont spécialement dédiées
à
FREDERIC SCUVEE
qui s'est endormi avant nous,
et à
JEAN-PIERRE GROULT
dit " ODIN ".
 
 
( suite à la lecture du VIEIL EUROPEEN )
 
Pas d’exercices de style et pas d’alexandrins pour te dire une joie ?
Comment ? Ce que je viens de lire m’inspire de la joie ?!
Oui. Une joie violente et presque douloureuse.
Pudique, étranglée, dissimulée; presque comme un adultère.
 
Comme si, à l’enterrement d’une personne aimée, je me réjouissais de découvrir quelqu’un qui, habillé de rouge, pleure des larmes sincères.
LACRIMA ULTIMA.
 
Joie de découvrir un bastion de conscience - même si leurs idées, leurs vouloirs, leurs peurs et leurs espoirs ne peuvent jamais synchroniser en tout deux êtres, je crois que trouver en l’autre une aptitude à ce que je nomme l’humanité, ouvre en grand les frontières du possible.
 
Joie de marcher en terrain découvert.
De déposer un temps les armes.
Et de livrer son cœur nu sans crainte de faux-semblants.
Car au-delà de la révolte et de la dénonciation, j’ai une formidable envie d’exister.
Pourquoi aurions-nous tort ? A cause de notre minorité ?
Pourquoi devrions nous nous taire sous peine d’être taxés de fous ?
Pourquoi cantonne-t’on notre vie sur une limite de tolérance ?
Une survie - offensive !
 
Aussi, quand mon âme voletant au gré des humains insensés, quand il est donné à mon âme d’approcher le parfum d’une âme similaire en justice ( si tant est que l’osmose soit possible ), c’est la joie qui m’emplit.
Une joie - reconnaissance.
Une joie - soulagement ...
 
Car tout n’est pas perdu s’il en reste encore un.
Et s’il n’en reste qu’un ...
 
                        Valérie A-D.
 
 

 

 

 

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 03:36
                                               maquettes couvertures : Marc GUILLAUMAIN
Le premier volet de mes écrits sont des textes et des poèmes compilés
entre juin 1986 & septembre 1988 , dédiés
 
                                                          à mes parents, mes sœurs,
                                                          à mes camarades, amis,
                                                          à Tinou, Isabelle, Karin et Gu
                                     
                                                                         ... et pour tous ceux
                                                  qui se reconnaîtront dans ces textes
 
Réflexions après la lecture d’ « Impressions »
  
C’est un garçon étrange qui est fait de la même matière que nous mais c’est pas arrangé pareil, alors ça ne donne pas la même chose dans la tête.
Quelle différence y-a-t’il entre un tas de pierres et une pyramide ? Aucune, puisque c’est des pierres pareil ; mais c’est pas arrangé pareil et même c’est pas arrangé du tout.
Pourquoi la pyramide referait le monde et le tas de pierres regarderait ?
C’est un garçon étrange mais j’aimerais pas le regarder trop longtemps au fond des yeux parce que c’est comme lorsqu’on regarde le ciel; c’est transparent mais ça s’arrête quelque part où l’on ira jamais. C’est un garçon étrange qui se sert des mots comme un peintre des couleurs, à part que ça donne des images dans la tête, des IMPRESSIONS, des sensations.
Il cueille des vrais mots en couleurs pas copiés, pas rabâchés, pas des mots serpillières tous cons, tous vides, seulement ceux qu’il a choisis sur le bord des routes normandes, oubliés comme des petites fleurs dédaignées.
S’il crie, c’est qu’il a mal aux autres, qu’on doit l’entendre avec le cœur et qu’il ne faut surtout pas qu’il se taise.
  
Allexy DUVERNAY
  
                
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:52
 
 
 
 
 
 En un trait de plume acerbe et caustique,
l’auteur de nombreux ouvrages controversés,
nous livre ici une réflexion assez lapidaire d’un futur utopique
mais néanmoins salutaire quant au devenir du genre animal,
en un clin d’œil à René BARJAVEL.*
 
* note de l’auteur.
 
 
 
 
 
Quand je serai Dieu…
 
 
 
Quand je serai Dieu, afin de préserver
l’équilibre et l’harmonie de la terre,
j’éradiquerai l’être humain de sa surface.
 
 
 
 
 
 
FIN
 
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21

 

Hé, Jean-Claude ! tu te rappelles le jour de ton enterrement ?

Rappelle-toi comme il faisait beau ce jour-là.

Les Dieux avaient sorti le soleil pour t’accueillir chez eux. Nous avons marché jusqu’à ta dernière demeure camarade, parents et amis confondus, et nous avions froid dans le cœur ...

Et il y avait les autres ! Tu les as vus d’en haut ces autres, ces bourgeois qui avaient l’habitude de te regarder de leur hauteur, affectant de t’ignorer. Et aujourd’hui, ils te connaissent, ils suivent ton corps qui t’a fait mal ces dernières semaines. Tu as du rire en les voyant, ces notables que tu méprisais qui sont venus se montrer comme à la parade. Où étaient-ils quand tu cherchais un travail, un logement. Aujourd’hui, c’est mieux de mettre leur nom sur ce qu’ils t’offrent : ces couronnes qui sont là de la part d’untel ou d’untel. Quelle pub ! De tous les bords ils étaient là. De droite et de gauche confondus dans la même hypocrisie, ils sont venus se montrer. Les élus ont même sorti leurs écharpes tricolores.

Elle est loin leur écharpe de la France que tu voulais. On allait la nettoyer, cette hypocrisie, te rappelles-tu ? Malgré la maladie tu parlais d’avenir. Tu avais cet espoir, cette éternelle jeunesse au fond des yeux. Sur ce vieux monde de merde, on allait bâtir quelque chose de beau, de propre. On parlait avec cet indicible espoir, né de l’amitié qui nous unissait, de cet ordre nouveau que nous allions bâtir sur toute cette médiocrité, après le grand soir.

Mais nous allons continuer Jean-Claude. Car comme le chante le poète, « par tout ce que tu as fait tu restes parmi nous ». Et si un jour, même si je veux tout lâcher, arrêter le combat, je sais que je n’aurais pas le droit, parce que je me rappellerai qu’à une période de ma vie, j’ai eu un camarade de 23 ans qui avait la leucémie et qui parlait encore d’espoir.

Je t’ai aimé, je t’aime ami Jean-Claude, comme j’aime les hommes comme toi. Les hommes qui ont le cœur pur et l’idéal au bord des yeux.

Cela fait bientôt un an que tu as disparu, mais il reste une chose qui ne meurt pas.

Cette chose s’appelle l’amitié.

A bientôt, ailleurs.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21
 
Ton corps se soulève,
et tu fermes les yeux.
Impression de légèreté.
Ton esprit s’envole dans l’Ether,
embrase le paysage,
tourbillonne comme une feuille au vent.
Ton corps roule comme la grève
sous la poussée des vagues,
comme les herbes qui se plient
sous la morsure du vent.
Ton corps monte et descend
le long de la colonne gonflée de plaisir;
et tu rouvres les yeux,
rejettes en arrière l’abondant flot
des blés d’or de ta chevelure.
Telle des serres,
tes doigts se referment sur la peau aimée;
tu mordilles le rouge coucher de soleil
de tes lèvres qui se crispent.
Et tu t’abandonnes,
aussi vaincue que triomphante,
sur ce corps qui n’a fait qu’un avec le tien.
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 22:21

 

           

 
 
Elle a l’apparence
d’une femme forte et belle;
et quand j’y pense,
je suis bien avec elle.
 
Elle a la fraîcheur
de l’eau pure en pleine chaleur.
Elle a la fraîcheur
d’un enfant qui ouvre son cœur.
 
Elle a la beauté
de la campagne et des prés.
Elle a la beauté
du rayonnement du solstice d’été.
 
Elle a la saveur
de la joie des combats.
Elle a la saveur
de l’idéal auquel on croit.
 
Elle disparaîtra au détour d’un chemin
là, où m’attend sa rivale,
gardienne de mon destin
pour m’enlever vers les étoiles.
 
 
La vie est une femme aussi belle que garce qu’il faut aimer
et dont il faut profiter le plus possible.
Car comme les garces, elle vous lâche un jour au détour d’un chemin,
et comme les belles, elle vous rend heureux tous les matins.
 
 
 
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