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  • : AMERZONE
  • : Ce blog réunit mes écrits depuis des années sur divers sujets : actualité, politique, fascisme, religion, sexe, amitié, sous forme de pamphlets, d' articles, de nouvelles et de poèmes. Il est mis à jour régulièrement. Bon voyage dans mon univers !
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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 14:21

Il est mort !
*
Henri Grouès, dit l’abbé Pierre est décédé le 22 janvier 2007 à Paris. Fondateur en 1949 des Compagnons d'Emmaüs, une organisation caritative laïque destinée à aider les pauvres, il a été pendant de nombreuses années dans les sondages, une des personnalités préférées des Français.
*

Moi qui suis devenu païen, non pas comme pourraient le penser certains, apostat à la tradition chrétienne – car encore aurait-il fallu que je puisse la choisir à l’origine comme religion –, j’en ai connu des curés comme lui quand j’étais minot. Des curés qui, paradoxalement n’avaient pas besoin de passer leur temps à nous bassiner avec la religion car ils en étaient « habités ». Des curés que l’on respectait car il y avait d’une part encore une dimension « mystique » une distance religieuse, et d’autre part l’aide qu’ils apportaient aux autres, que les religions monothéistes ont perdu, pourries quelles sont depuis des siècles par les notions de pouvoir, d’argent et de politique.

  

La silhouette de l’abbé Pierre s’est baladée dans les médias depuis plus de 50 ans à travers ses combats. Son combat contre la pauvreté, son combat aussi contre les moulins à vent des fausses promesses politicardes. Il est vrai qu’il y en a de quoi mourir ( mais pas de rire ) quand on entend le premier ministre Dominique de VILLEPIN annoncer la mise en place progressive du droit au logement opposable, pour certaines catégories de personnes en … fin 2008 ( SDF, travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfants ), et pour les autres ( toutes les personnes ou familles logées dans des habitations insalubres ou indignes ) qui sera mis en place en … 2012 !

A présent, quand la pluie tombera, vous saurez que parmi les gouttes il y aura les larmes de COLUCHE et de l’ abbé PIERRE.

Salut l' abbé ... et respect !

 

 

 

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 05:43
N’étant pas fan de ce genre d’émission, je suis néanmoins tombé hier soir, sur la fin des NRJ music awards 2007, pour voir la consécration de DIAM’S qui a fait carton plein en raflant 3 récompenses :
 
* Artiste féminine francophone de l'année
* Meilleur album francophone : " Dans ma bulle "
* Meilleure chanson francophone pour " La Boulette "
 

 

Bon ; on ne peut pas dire que ses commentaires pour l’occasion aient été poétiquement pédagogiques, mais le fait est que cette chanteuse nous change de la mièvrerie ambiante que l’on nous sert d’habitude ...
.
Bravo « la boulette » !
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 22:34

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 22:24
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 22:18

 

 

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Voici une animation de la croix druidique que j'ai créée à partir des textes de Paul et René BOUCHET * en la finalisant sous la forme actuelle sous laquelle on la connaît le plus.
* leur ouvrage :
"LES DRUIDES, SCIENCE & PHILOSOPHIE" Guy TREDANIEL éditeur.
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 21:05

Année révolutionnaire ?
Si l’on pouvait au moins supprimer deux des
principaux zéros qui prétendent nous diriger ! …
 
Ce qui est sûr, c’est que cela ne sera pas possible
avec les vieux pseudo révolutionnaires soixante-huitards
comme nous le montrent les photos ci-dessous …
*
Trouvé sur les Arènes, maison d'édition …
 
Almanach critique des médias
d’ Olivier Cyran et Mehdi Ba
 
La presse a abondamment glosé sur l’amant de Cécilia Sarkozy.
Elle est en revanche beaucoup plus pudique sur les amitiés viriles
de Nicolas. Sur les photos exclusives ci-dessous, prises le 30 mars 2005 place du Trocadéro à Paris, et confiées à L’Almanach critique des médias par un de nos complices, on découvre le ministre de l’Intérieur en affectueuse rencontre avec un proche non identifié.
Qui est ce mystérieux Bisounours qui enlace le patron de l’UMP ? Patience, vous allez le reconnaître…

Smac.

Avoir un bon copain,
voilà ce qui y a d’meilleur au monde !

Comment va le petit ?

Bon, j’y vais, j’ai une bouffe avec Rothschild

Eh oui, vous l’avez reconnu. Serge July, le patron de Libération.
À sa création en novembre 1972, ce quotidien a fait une promesse :
« Libération luttera contre le journalisme couché. »
Parole tenue : ces documents prouvent que devant le chef de la police,
il est bien debout sur ses deux pieds.

 

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 20:51

*
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Vas-y, fais ton malin !
.
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C’était pas la peine de virer
le Front National de Toulon,
pour venir y faire de la provoc …

 

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 02:55

*

*

 SI VIS PACEM CRYOGENUM
*
**
2010. C’est une pièce immense, aux larges baies vitrées. Aux murs, des tableaux des plus grands peintres du siècle passé, avec en prime question mobilier, le dernier cri en design contemporain. Devant le bureau du médecin en blouse blanche et cravate, l’homme engoncé dans le fauteuil semble petit. Nerveusement, il tourne et retourne entre ses mains une casquette de base-ball.
*
« Qu'est ce que la cryoconservation ?
* 
- C’est la conservation du corps entier, tête ou cerveau, de personnes récemment déclarées mortes légalement, dans l'espoir d'une réactivation future, donc une renaissance de l'organisme. Le mot est dérivé de cryogénie, de la science physique des très basses températures. Le stockage à long terme utilise l'immersion dans l'azote liquide
*
- Et comment cela se passera-t-il ?
*
- Et bien à votre mort, nous pouvons soit conserver un échantillon de votre ADN, cette conservation est à température de la pièce dans une fiole en verre. La garde de la fiole est entreprise par la SASC, la Société d’Assistance et de Sauvegarde des Corps. Cela pour 1500 Euros, le stockage d'un échantillon. Nous avons aussi la formule du corps entier, pour100 000 Euros, ou de 45 000 Euros pour uniquement la tête. Cette dernière option est la plus réclamée par nos clients. Mais cela n'inclut pas les coûts de prélèvement, transport et autres.
*
Nos prestations comprennent la perfusion par accès fémoral, ainsi que la préparation intégrale de diverses parties du corps, ou du corps entier. Nous avons un matériel très perfectionné, avec médecins, et perfusionistes, etc…
Nous avons par ailleurs un contrat avec la SASC. Ils sont les plus compétents pour toutes les interventions nécessaires qui concourent à la préservation de nos clients pour les conservations du corps entier. Ceux-ci sont titulaires d’un forfait pour le stockage à long terme.
*
- Et qu’est-ce que je devient à mon réveil ?
*
- Eh bien voilà ! il est indéniable que d’ici là, les avances en technologies, en médecine, et dans des tas de domaines, permettront de prolonger la vie. Si vous êtes malade, nous vous soignerons. Devenir Immortel monsieur, n’est-ce pas le désir de beaucoup d’êtres humains ? Hé bien c’est à présent à votre portée. Le premier versement se fait à la signature. Signez ici ! »
*
*             *             *
*
2837. L’homme se réveille. Enfin, sa tête se réveille. Il est affublé de sa casquette qu’il porte à l’envers. Des tas de fils sortent d’une boite en verre sur laquelle sa tête est installée. Il a l’air étonné.
Il entend une voix derrière lui.
*
« Hé, le 45867 se réveille ».
*
Deux hommes s’approchent et prennent son pouls, inspectent quelques graphiques. Il se trouvent dans une petite pièce à l’air délabrée.
*
« Il est à vous ! »
*
Devant lui, un bureau vétuste où est assis un homme en uniforme indéterminé. Derrière lui, un poster de Michael Jackson. L’homme a un nez retroussé et déformé. Il ouvre un dossier et le feuillette.
*
« Client 45867. Bonjour Monsieur. Bien, je serai bref. Vous avez souscrit il y a de cela exactement 827 ans un contrat de cryogénisation. A cette occasion, vous avez réglé la somme de 45 000 Euros.
*
- J’avais bien raison d’investir hein ! Apparemment ça a marché alors !
*
- Oui, enfin, non. Il y a quand même un petit problème. Vous vous doutez bien qu’en plus de 8 siècles il y ait eu beaucoup de changements sur terre. Durant les premières 500 années où vous avez souscrit votre contrat, il y eu en tout deux milliards d’adhésions. Devant tant de demandes, c’est là que nos ancêtres ont du arrêter le programme. Pendant ce temps, et au fil des siècles, nous avons eu à faire face à trois épidémies et nous en sommes à notre cinquième guerre mondiale. Il est vrai qu’un tas de découvertes ont été faites, mais nous faisons face actuellement à un problème de surpopulation. La terre compte à présent 17 milliards d’habitants. L’air s’étant raréfié, nos organismes se sont modifiés et nous avons muté comme vous avez pu le constater. Vous comprendrez bien que devant cet état de fait, nous ne puissions malheureusement vous garder parmi nous ; il n’y a plus de place pour vous en ce monde monsieur,… monsieur, heu … 45867 ?
*
- M’enfin, pourquoi m’avoir fait revenir alors ?
*
- Mais la déontologie, monsieur. Dieu merci, il nous en reste encore. Je fais partie d’une commission d’éthique qui tient à informer les clients de l’ancienne société de cryogénie de cet état de fait. Cela fait cinq ans que nous avons commencé à prévenir des gens comme vous, des plus récents aux plus anciens. Sur les deux milliards d’adhésions il n’en reste donc plus qu’environ 45800. Vous voyez, tout à une fin.
Somme toute monsieur, ne vous plaignez pas ; nous sommes bien gentils de nous être occupés de vous jusqu’à ce jour. Nous manquons d’argent pour la maintenance depuis déjà deux siècles. Nous vous avons fait revivre en quelque sorte, par principe, par respect de votre démarche, juste le temps pour vous expliquer qu’il ne faut rien regretter.
*
- M’enfin, mais …
*
- Silence. Nous allons devoir maintenant nous quitter car nous n’avons que quelques minutes à vous consacrer.
Vous m’en voyez désolé mais pour faire simple, et selon une formule consacrée à votre époque, vous nous pompez l’air ».
*
Le militaire fait un geste de la main à son assistant et celui-ci arrache une prise de courant, débranchant la tête qui penche de côté. Puis, il referme le dossier et en prend un autre en maugréant :
*
« Grotesque cette casquette... au suivant ! »
*
*
 

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 00:10
 
 
Nyons 25 août 2037.
 
Le petit coin de la Drôme avait échappé à la vertigineuse progression des cités de béton. Une vieille Mégane Renault poussive s’arrêta devant le 5 rue gambetta. La vieille bâtisse avait été occupée au siècle précédent par les parents de l’écrivain René BARJAVEL où celui-ci avait vu le jour. Un couple d’une trentaine d’années descendit du véhicule, et pénétra dans la maison.
Quand elle fut à l’intérieur, la jeune femme se retourna avec un large sourire vers son compagnon.
 
« C’est exactement comme tu me l’avais décrit.
- Je savais que cela te plairait.
- Tout est réglé ?
- Oui. J’ai vu le notaire avant hier. Le contrat de vente est signé. La maison nous appartient. »
 
Ayant créé une entreprise sur Internet, le couple avait décidé de s’installer loin des villes, et de travailler, comme beaucoup, loin de la pollution des métropoles qui s’étaient développées à une vitesse vertigineuse.
Elle s’appelait Lise et lui Daniel. Tous deux avaient passé leur enfance dans des familles modestes, à la campagne, notamment lui qui était originaire de la petite ville. Aussi après quelques années de travail, et les nouvelles technologies aidant, ils décidèrent de s’installer au calme ; c’est pourquoi ils recherchèrent une maison dans son village natal, et leur choix se porta sur l’ancienne demeure de l’écrivain disparu en 1985. La petite rue n’avait pas changé, et l’ancienne boulangerie familiale, après avoir été revendue plusieurs fois, n’en avait pas pour autant gardé tout son charme.
 
Les premières semaines de leur installation furent consacrées au nettoyage et à la décoration de la vieille bâtisse. Lise voulait lui garder son cachet d’origine. Néanmoins, ils avaient décidé d’un commun accord de moderniser le sous-sol, en transformant la cave afin de pouvoir y installer leur bureau. Le sol étant encombré de vieilleries, et quand ils l’eurent dégagé, il se rendirent compte qu’il était inégal. Cela n’entama pas leur volonté et ils continuèrent les travaux avec enthousiasme.
Un soir, alors que Daniel préparait le repas, Lise l’appela.
 
« Viens voir; j’ai trouvé quelque chose. Vite »
 
Inquiet, Daniel se précipita à la cave. Lise qui avait précédemment retiré une ancienne couche de carrelage, était en train de déblayer avec ses mains, une couche de terre sous laquelle se dessinait une trappe. Son excitation était à son comble quant elle l’ouvrit. Daniel l’avait rejointe et une odeur de renfermé s’échappa dès l’ouverture de la trappe, réfrénant leur ardeur.
La surprise passée, ils découvrirent un escalier encore en assez bon état et après avoir pris une lampe torche, ils descendirent une dizaine de marches et se retrouvèrent dans une petite pièce d’une douzaine de mètres carrés. Celle-ci était encombrée de divers appareillages vieillots et d’une sorte de tableau de commande.
 
Sur une petite table en bois vermoulu, une enveloppe était posée en évidence. Daniel s’en empara et ils remontèrent au salon afin d’en prendre tranquillement connaissance. Après s’être assis, ils ouvrirent l’enveloppe jaunie sur laquelle était écrit d’une écriture posée :
  
A celui qui trouvera ces écrits,
en espérant qu’il en fasse bon usage…
  
Le contenu était composé de plusieurs feuillets dactylographiés, apparemment sur tapés sur une vieille machine à écrire du genre Underwood. Daniel commença à lire à voix haute.
  
« Je m’appelle René BARJAVEL. Je suis né en cette belle ville de Nyons le 24 janvier 1911. En 1944 pendant l’époque troublée que nous avons connue, j’ai publié un roman intitulé « Le voyageur imprudent ». Cet ouvrage était le résultat de recherches personnelles sur le voyage dans le temps, et des aventures qui en ont découlé et dont j’en ai été malencontreusement le personnage central. C’est pourquoi j’ai placé cet ouvrage sous la forme d’une fiction, tellement l’histoire peut paraître étrange. Hélas, selon le vieil adage qui dit que la vérité dépasse la fiction, cette histoire est non seulement vraie, mais incomplète. En effet, non seulement les faits relatés dans mon roman sont véridiques, mais sinon la décence et l’histoire de nos jours n’étant pas préparés à certaines vérités, je n’ai pu relater à l’époque tout ce qui s’était passé. Ceux qui découvriront cette confession ( j’espère le plus tard possible ) sauront peut-être quoi en faire. Je ne sais si mon roman « Le voyageur imprudent » sera encore publié dans quelques années, mais il me semblait important que je puisse compléter celui-ci de façon officieuse. »
 
Il se tu. Le regard qu’il leva vers Lise reflétait la stupeur et l’étonnement. Celle-ci hocha la tête avec dénégation en s’exclamant :
 
« Non ! Attends Daniel, tu ne veux quand même pas me dire que c’est une sorte de testament laissé par l’écrivain dont tu m’as appris qu’il avait vécu dans cette maison ?
- alors quoi d’autre si ce n’est pas le cas ?
- Mais c’est fou non ?
- Tiens, regarde. A la fin de la lettre il y a les plans de la machinerie que nous avons trouvé en bas et une sorte de notice d’utilisation.
- Bon, ok. Calmons nous. Je crois bien que j’ai besoin d’un remontant.
- Moi aussi. Tu veux bien nous servir un whisky s’il te plaît ? »
 
Elle se leva et prit deux petits verres et une bouteille de BUSHMILLS. Elle les remplit et en tendit un à Daniel.
 
« A la tienne et au futur ! dit-elle en riant. Allez, continue. »
  
« Les recherches scientifiques que j’ai entreprises vers la fin des années 30, m’ont mené à construire cette machine à voyager dans le temps qui a fonctionné au-delà de mes espérances. En effet, ce que j’ai relaté n’est que la partie visible de l’iceberg.
 
Ayant une fois de plus revêtu ma combinaison verte, je réglais la machine sur près de deux mille ans en arrière. Quand je repris mes esprits, un bout de toile mouillée me recouvrait le front. Une jeune femme me regardait. Elle m’apprit qu’elle m’avait trouvé sans connaissance sur le seuil de sa petite maison, quelque part en Judée. M’entourant de douceur et d’affection, nous finîmes par tomber dans les bras l’un de l’autre et nous fîmes l’amour. Harassé, je commençais à somnoler quand soudain, j’entendis un homme qui venait d’arriver en hurlant avec un air indigné :
« Ciel, ma Marie ! »
« Joseph ? » se récriât-elle en remontant sur elle un drap de lin. « Il m’est apparu ... c’est sûrement un ange ! » continua-t-elle.
Il vociféra : « Non mais tu me prends pour un simple d’esprit ? ».
En toute hâte, je remis ma combinaison et je commençais à disparaître, évitant de peu un coup de rabot que le dit Joseph avait lancé dans ma direction. Comme dans un rêve, j’entendis au loin la voix de l’homme qui faiblissait :
« Mon dieu chérie excuse-moi, tu avais raison ».
 
De retour chez moi, j’étais atterré. Je n’osais plus me replonger dans l’étude des différents évangiles.
 
Je me rappellerai aussi toujours de ce jour du 13 décembre 1973. Ce jour là, je décidais d’aller voir non pas dans le passé, mais dans le futur. J’apparus au beau milieu de la campagne française, au Puy de Lassolas dans le Puy de Dôme.
M’étant mal réceptionné, je me rendis compte qu’en apparaissant, j’étais tombé sur la tête d’un jeune homme qui tomba sans connaissance sous le choc. J’avais mal aux côtes tellement le coup fut violent. Fouillant les poches de celui-ci, il s’avéra qu’il s’appelait Claude VORILHON né le 30 avril 1946 à Vichy et qu’il était journaliste. Quand il se réveilla, ses yeux s’écarquillèrent comme s’il avait vu le messie.
 
Ne pouvant lui révéler que je venais du futur je lui fis croire que j’étais d’une autre planète. Quand il me demanda ce qu’il pouvait faire pour moi et que nous étions à l’époque en pleine guerre, en 1942, je lui tins à peu près ce discours :
« Je suis venu d'un autre système solaire et avec des amis, il y a des années, avons créé toute vie sur terre, scientifiquement, y compris l'homme, à notre image. Vous nous avez confondus avec des dieux. Nous vous avons aimés comme nos propres enfants ( comme j’étais dans le futur, là, je n’ai pas menti ) mais vous avez déformé notre enseignement et l'avez utilisé pour vous battre. Maintenant que vous êtes capables de comprendre qui nous sommes, nous aimerions établir le contact dans une ambassade officielle."
 
- Tu ne veux pas plutôt une piste d’atterrissage ? » me dit-il en se frottant le crâne.
 
- Non, c’est bon ; une ambassade suffira. On viendra quand vous nous inviterez. »
 
Je luis dits cela pour qu’il me foute la paix, et j’ai eu beau lui préciser que nous ne voulions contacter aucune institution, gouvernement, religion ou autre mouvement philosophique et que nous ne viendrons que quand ils auront construit leur ambassade, rien n’y a fait. Quand je suis retourné au cours d’un autre voyage, arrivant vers la fin de l’année 2002, je me rendis compte que non seulement il avait changé de nom ( il s’était fait appeler Râle où Raël enfin un nom dans le genre ) et il avait fondé une sorte de religion internationale. Une religion de plus ; j’étais consterné ! C’est ce jour-là que j’ai décidé de ne plus aller trop loin dans le futur ; je m’attendais à tout.
 
Alors pour me changer les idées et pour rire un peu, j’ai acheté un journal qui montrait le pourcentage des voix du parti communiste aux présidentielles de cette année-là, et je suis retourné dans le passé. J’ai déposé le journal dans la boite aux lettres du domicile parisien d’un ancien dirigeant du parti communiste français quelques années auparavant ; un certain Georges MARCHAIS. Ah oui ! je me rappelle : c’était la première semaine de novembre 1997. Après un autre voyage dans le futur, j’ai appris qu’il avait décédé le 16 novembre suivant, d’une crise cardiaque.
C’est à ce moment que je me suis demandé si le passé influençait le futur, ou l’inverse ?
 
Je laisse cette lettre dans cette pièce que je scellerai dans quelques jours. Je ne sais qui ni quand quelqu’un la trouvera, ni ce qu’il en fera. J’espère simplement quelle ne sera pas retrouvée tant que je serai en vie. Je m’en remets au destin.
  
René BARJAVEL
Nyons, le 27 janvier 1947
 
  
Daniel était abasourdi. « C’est dingue non ? » Il relâcha les pages qui tombèrent sur ses genoux et prit sa tête entre ses mains. Lise s’était emparée du dictionnaire et le feuilletait avec frénésie.
 
Soudain, elle s'écria :
 
« Attends. Voilà ça y est ! Barjavel, René, né en France le 24 Janvier 1911 décédé le 25 Novembre 1985 ; auteur notamment de romans comme « Ravage », ah tiens… « Le voyageur imprudent », « Tarendol », « La nuit des temps », « Les chemins de Katmandou », « Le grand Secret », « Les Dames à la licorne », etc. etc. ; ah ! et aussi un essai en 1976 intitulé « Si j'étais Dieu ! » Apparemment, il a presque réussi. »
  
*          *          *
 
Quelques jours après, Lise revint des commissions. Elle était gaie. Daniel et elle avaient décidé de refermer et de sceller définitivement sous une chape de ciment la salle de contrôle qui risquait de mettre à mal le devenir de la terre. Les travaux devaient commencer la semaine suivante. Elle su qu’il n’en serait rien quand elle aperçu Daniel remontant de la cave, sale, les vêtements déchirés, l’air hagard.
 
« Chérie ! j’ai fait un tour… dans le futur : je crois que j’ai fait une connerie ! »
 
Elle lâcha les commissions qui se répandirent à terre.
 
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:55
Nouvelles

d’outre-mondes

Gilles PILARD

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à Elisabeth G.
ma complice “ Barjavelienne ”
*
*
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:54

( voilà la réponse )
 
Je ne veux pas par cette étude rallumer les passions fratricides entre nous autres Français et nos « amis » Anglais, mais nous nous devons moralement par ces lignes, démontrer que la fameuse phrase de Shakespeare : « to be or not to be » ( en français : être ou ne pas être ) a été piquée à notre La Fontaine national. De son vrai nom Jean Larivière, il se devait en tant qu’homme « arrivé », de prendre une particule. Par ailleurs Larivière s’est aussi transformé symboliquement en La Fontaine, pour bien affirmer que le personnage en question était aussi arrivé à un âge mûr ; âge où il aspirait au calme et à la sérénité.
Mais ici, la question n’est pas de savoir qu’il ne soit ou pas de Larivière ou de La Fontaine, lui qui d’ailleurs était né comme beaucoup de grands de l’époque, dans le caniveau.
Non ! de savoir si cette étude doit être ou non publiée, là est la question. C’est un problème de conscience, car en voici le tragiquement presque vrai historique.
En effet, on ne le sait pas beaucoup, mais La Fontaine était ami avec Shakespeare. Je parle du vrai Shakespeare, du fils, pas du père lui aussi dramaturge, mais à qui l’on attribue fâcheusement les plus grandes tragédies.
Car suite au scandale qu’il y eut à l’époque, les historiens qui vinrent après ne pouvaient se permettre de faire coïncider la vie de Shakespeare fils et celle de La Fontaine. C’est pour cela que tous les écrits du fils Shakespeare furent attribués au père. Car en voici l’horrible histoire…
Shakespeare fils et son ami La Fontaine entretenaient une correspondance qui date bien avant que ce dernier soit reconnu comme fablier. C’est pourquoi les lettres datant de cette époque sont signées Larivière. - Lettres, qui par un hasard malheureux pour vous cher lecteur ont été brûlées, mais dont j’ai pu avant extraire les lignes qui vont suivre. Cela se tient d’ailleurs avec une telle logique, qu’il n’y a évidemment pas besoin d’en apporter quelque preuve que ce soit. -
Dans cette correspondance donc, La Fontaine se laisse aller à quelques confidences sur la future fable qu’il compte faire paraître en ces termes :
 
« Ce sera une fable qui relatera un dialogue philosophique entre un hêtre et un roseau. Ce dernier qui se plaint de sa fragilité s’exclame à un moment : « que ne suis-je trop petit pour te ressembler ! » L’arbre lui répond : « Hêtre ou ne pas être hêtre, là n’est pas la question. Tu as ta beauté propre, et ta force en tant que plante. » Qu’en pensez-vous cher ami Shakespeare ? »
 
Vous venez de vous rendre compte cher lecteur, du tragique de cet extrait de lettre, et vous vous doutez de la suite. En effet, muni de cette réplique, Shakespeare au lieu de répondre à son ami La Fontaine se sert de l’idée de celui-ci pour compléter la pièce qu’il était en train d’écrire, et en faire le succès que vous connaissez. Pris de vitesse, La Fontaine ne pu évidemment continuer l’histoire qu’il avait prévue. Grand ami de la nature, il voulut changer son histoire de plantes, et la transposer dans le monde des animaux mais manque de pot, le seul qui lui venait à l’esprit alors, était l’abeille.
 
Mais il s’aperçut avec horreur qu’en anglais, abeille se prononce bee. Il fut alors obligé de revenir à son idée première, de changer l’hêtre en chêne et la discussion philosophique avec le roseau prit la tournure météorologique que nous lui connaissons.
Quant à Shakespeare, tourmenté par le remords, ses œuvres futures seront imprégnées de cet esprit de trahison.(1)
 
(1) voir Woody Allen et Ingmar Bergman.
 
- Etude à venir : Shakespeare était-il juif ? ou, de l’influence de la marque de Caïn sur la littérature anglaise. -
  * 
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 22:54
 
Il faisait chaud dans la pièce où Ludovic se trouvait. Il était torse nu, et le ventilateur qui brassait l’air lui apportait assez de fraîcheur pour qu’il n’ait pas envie de faire une pause. Juché sur une échelle, une main sur le haut de celle-ci, un pinceau dans l’autre, il repeignait consciencieusement le plafond de son salon. Il était à la tâche depuis quelques minutes quand la porte d’entrée de son appartement s’ouvrit. Le peu de bruit qu’elle fit, fut couvert par la musique qui sortait de la chaîne hi-fi. L’homme qui venait d’entrer s’avança à pas de loup dans le couloir. Quand il arriva à l’entrée du salon, il s’arrêta, se plaqua contre l’encoignure de la porte, et scruta attentivement Ludovic qui travaillait. Etant certain que ce dernier ne l’avait pas remarqué, il continua sa progression, lentement, à travers la pièce. Ludovic ne se rendit compte de rien quand l’inconnu arriva au pied de l’échelle. Ce dernier avait une expression farouche sur le visage. Cette expression s’accentua quand il prit un des barreaux à deux mains. Il leva son visage et s’exprima d’une voix sourde, d’une voix comme sortie d’outre-tombe, une voix venue du fond des âges, qui pénétra l’esprit de Ludovic et lui glaça le sang, s’infiltrant au plus profond de ses os le laissant paralysé, sa main se crispant sur le pinceau. Une voix dont l’intonation était lourde de menaces, une voix horrible qui disait dans un souffle :
 
« Accroche-toi au pinceau, j’enlève l’échelle ! »
 * 
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